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Vaste offensive de l'armée nigériane contre les islamistes de Boko Haram

Dépêches
L'agent présumé de la CIA arrêté à Moscou enquêtait sur l'attentat de Boston
Jerry Brown, sauveur de la Californie
Merkiavel va nous sauver de Merkel
Le combat de Cécile Kyenge pour l’intégration sera long
Géorgie: Mystérieuse opération à Lopota
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Japon: le combat exemplaire d'un maire pour sa ville et ses deux fils

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2013/5/15 - L'agent présumé de la CIA arrêté à Moscou enquêtait sur l'attentat de Boston
 

L'agent présumé de la CIA pris en flagrant délit à Moscou alors qu'il tentait de recruter un représentant des services spéciaux russes cherchait des informations sur les suspects de l'attentat de Boston, originaires du Caucase russe, selon le quotidien russe Kommersant daté du mercredi 15 mai.

L'Américain Ryan Fogle, troisième secrétaire de l'ambassade américaine, aurait été brièvement arrêté après avoir tenté d'établir des contacts personnels avec un agent russe dans le Caucase où vit la famille des frères Tsarnaev, suspects de l'attentat de Boston le 15 avril.
A la suite de cet attentat, les présidents des deux pays se sont mis d'accord sur la coopération des services spéciaux dans l'enquête, et une délégation américaine s'est rendue en avril à Makhatchkala, la capitale du Daguestan (Caucase russe) où vivent les parents des frères Tsarnaev, dont l'un a été tué, et l'autre arrêté aux Etats-Unis.

TENTATIVE DE RECRUTER UN AGENT RUSSE

"Les Américains étaient particulièrement intéressés par le séjour l'an dernier du frère aîné au Daguestan, où il aurait rencontré des rebelles et choisi la voie du djihad", selon le journal.


LeMonde.fr

2013/5/15 - Jerry Brown, sauveur de la Californie
 

Il rentre de Chine où il est allé chercher des financements pour le train à grande vitesse dont il rêve depuis trente ans. Il cite Montaigne et Aristote ("Traiter également les inégaux n'est pas justice"). Il a été séminariste, bouddhiste, maire, célibataire pendant soixante-sept ans. Sur la scène politique américaine, le démocrate Jerry Brown est un personnage à part. Depuis le début de l'année, il a ajouté un titre à son palmarès : l'homme qui a remis la Californie sur les rails.


L'âge a parfois du bon. Celui de M. Brown est assez canonique. A 75 ans, il gouverne la 9e économie du monde, et la plus "jeune", si on peut dire, avec ses incubateurs et ses start-up. Deux ans après sa prise de fonction, il a résorbé le déficit qui avait fait de la Californie l'homme malade des Etats-Unis. Un rétablissement qui s'est effectué au prix d'un remède de cheval : trois dollars de coupes budgétaires pour chaque dollar d'augmentation d'impôts. "On est de nouveau sur les rails", approuve le responsable du Parti démocrate, John Bruton, lui-même âgé de 80 ans.

Jerry Brown est une figure nationale mais on le voit peu à Washington. La dernière fois qu'il est venu, pour la réunion de l'Association des gouverneurs fin février, il a semé une certaine consternation parmi les démocrates...

2013/5/15 - Merkiavel va nous sauver de Merkel
 

"Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles." Le constat de Paul Valéry, écrit au lendemain de la Grande Guerre, vaut désormais pour l'Europe. L'Union européenne, construction révolutionnaire lancée par la déclaration Schuman du 9 mai 1950, est menacée dans son essence. Pas par la guerre, mais par l'indifférence, les occasions manquées, le délitement, alors que la crise de l'euro et de la dette ont mis au chômage 20 millions d'Européens et nourrit les populismes.

"Le projet européen peut mourir", confie le sociologue allemand Ulrich Beck. Pour s'en convaincre, il suffisait de regarder, vendredi 10 mai, l'émission "Ce soir (ou jamais !)", de Frédéric Taddeï, sur France 2, et d'écouter Emmanuel Todd. Retour vers des âges que l'on croyait révolus. L'Allemagne a besoin de l'euro "pour concurrencer ou exterminer ses partenaires", a argumenté le démographe, qui réitéra son propos. "L'Allemagne utilise une position économique de force pour exterminer ce qui reste d'industrie dans les pays de sa couronne extérieure dans la zone euro." Consternation sur le plateau de la politologue allemande Ulrike Guérot : "Exterminer ! Franchement. L'histoire européenne tient à un fil de soie. Ce fil sera noué par la France et l'Allemagne. Si on se met tous ensemble dans un vocabulaire d'extermination, on aura fini avant d'avoir commencé."

Nous ne nous joindrons pas au coeur des indignés : le plateau "culturel" de Frédéric Taddeï avait été ...

LeMonde.fr

2013/5/15 - Le combat de Cécile Kyenge pour l’intégration sera long
 

Le décès des suites de ses blessures de Daniele Carella, survenu mardi 14 mai, porte à trois le nombre des victimes de Mada Adam Kabobo. Ce ressortissant ghanéen de 21 ans, arrivé clandestinement en Italie, a attaqué à coups de pioche plusieurs personnes dans les rues de la petite localité de Niguarda, proche de Milan, le 11 mai au petit matin. Arrêté immédiatement et emprisonné, Mada Adam Kabobo n’a pu expliquer clairement son geste sinon pour dire aux enquêteurs "avoir entendu des voix qui lui disaient des choses méchantes".

Ce fait divers tragique tombe mal pour la ministre de l’intégration, Cécile Kyenge. Première femme noire à accéder au rang de ministre, elle entend, au cours de son mandat, abolir le délit d’immigration clandestine créé en juillet 2009 par le gouvernement Berlusconi sous l’influence de la Ligue du Nord et engager une réflexion sur l’instauration en Italie du "droit du sol" en lieu et place du droit du sang.

Au lendemain de cette tuerie, dimanche 12 mai, la Ligue du Nord avait installé dans une rue de la ville un kiosque pour recueillir des signatures contre "la citoyenneté facile pour les immigrés", comme s'il y avait un lien de cause a effet entre les premières déclarations de la ministre et l'accès de folie de Kabobo. Parmi la vingtaine de militants présents, on notait la présence du député européen Mario Borghezio, coutumier des déclarations racistes. Plusieurs habitants de Niguarda leur ont demandé de partir et de ne pas chercher "à tirer profit" de ce drame.

"Message dangereux"

Ancien ministre de l’intérieur et secrétaire général de la Ligue, Roberto Maroni a pris ses distances avec ses militants les plus "chauds". Mais il a immédiatement désavoué la ministre : "Le droit du sol ne passera jamais, a-t-il prévenu. Il n’y pas de majorité pour cela au Parlement et un tel projet pourrait faire sauter le gouvernement." Selon lui, évoquer une abolition du délit de clandestinité est "un message dangereux dressé au candidat à l’immigration et aux trafiquants qui pourrait leur faire penser qu’il y a aurait désormais en Italie un climat plus favorable".

Toutefois, selon les chiffres de la direction générale de la justice pénale publiés le 23 mai dans le quotidien La Repubblica, le délit de clandestinité, qui prévoit une amende de 5000 à 10 000 euros pour les clandestins, n’a été appliqué qu’à 12 reprises. Il n'a pas empêché les bateaux d'immigrants d'accoster sur les côtes de l'île de Lampedusa.

Cécile Kyenge ne devrait pas trouver davantage de solidarité au sein du gouvernement. Le président du conseil, Enrico Letta, a reconnu lui aussi qu’il ne serait pas facile d’avancer sur les deux idées chères à sa ministre. Il n’en a d’ailleurs pas dit un mot dans son discours de politique générale dont il veut faire la base contractuelle de son gouvernement de coalition entre la droite et la gauche. Une façon de lui faire comprendre qu'il a d'autres priorités.

Flopée d'injures

Pour le Peuple de la liberté (droite), opposé à toute modification, ces thèmes relèvent de la stricte compétence du ministère de l’intérieur, dont le locataire n’est autre qu’Angelino Alfano, responsable du … Peuple de la liberté. Il y a fort à parier que le Parti démocrate (gauche) n’ira pas à la bataille sur cette thématique trop clivante. Enfin, Beppe Grillo, le leader du Mouvement 5 étoiles, a réaffirmé son opposition à l’instauration du "droit du sol".

Ophtalmologue, arrivée seule en Italie à l’âge de 18 ans, Cécile Kyenge est née au Congo d’un père catholique et polygame. Elle a candidement - ou crânement - confessé à la télévision avoir plus de trente frères et sœurs. Ce détail serait sans importance si ses adversaires ne l’avaient eux-mêmes utilisé pour l’accuser de faire l’apologie de la polygamie… Dès sa nomination, elle a reçu une flopée d’injures.

Le groupuscule d'extrême droite Forza Nuova a exposé une banderole raciste et insultante devant le siège de la section du Parti démocrate, où elle est inscrite, à Macerata, sur la côte adriatique : "Kyenge, retourne au Congo", pouvait-on lire. L'ex-sénateur de la Ligue du Nord, Erminio Boso, est sur la même longueur d'onde : "Je suis raciste, je ne l'ai jamais nié, fanfaronne-t-il. Kyenge doit rester chez elle, au Congo. C'est une étrangère dans ma maison. Qui a dit qu'elle était italienne? " Pour son collègue Mario Borgezio, sa nomination "est un choix de merde, un éloge à l'incompétence (...). Elle a une tête de femme au foyer".

Patiente et têtue, Cécile Kyenge - qui a reçu l'appui du footballeur du Milan AC Mario Balotelli, régulièrement sifflé dans les stades en raison de sa couleur de peau - explique qu’elle veut faire "avancer ses dossiers", si possible loin des polémiques. "Les Italiens ne sont pas racistes", veut-elle croire.

LeMonde.fr

2013/5/15 - Géorgie: Mystérieuse opération à Lopota
 

Les galets perturbent les cours d'eau. Les fougères couvrent le sol, comme si elles cherchaient à masquer les traces de pas. Les routes sont hostiles, caillouteuses, avant d'être avalées par la forêt. Au loin se dessinent les cimes sublimes et enneigées du Grand Caucase. Nous sommes dans la vallée de Lopota, dans le nord-est de la Géorgie, près de la frontière avec le Daghestan russe. Le village de Lapankuri se niche ici, à trois heures de la capitale, Tbilissi. Une seule petite échoppe, sur l'axe principal. Chacun se débrouille avec son potager. Les étrangers ne passent pas inaperçus. Surtout armés, avec de longues barbes.

Non loin d'ici, dans la montagne, le 29 août 2012, les forces spéciales géorgiennes ont mené une opération antiterroriste achevée dans le sang. Il s'agit du plus grave incident entre la Géorgie et la Russie depuis la guerre d'août 2008. La police y a lancé l'assaut contre un groupe de combattants islamistes lourdement armés qui avaient pris en otages pendant deux jours cinq habitants de Lapankuri. Cette issue serait devenue inévitable après l'échec de négociations. La télévision a diffusé des images de cadavres en treillis, le visage flouté, et de leur équipement de qualité : des kalachnikovs, des pistolets Makarov avec silencieux, un fusil à lunettes de sniper, des lance-grenades, des jumelles dernier cri.
LE COMMANDO VOULAIT ENTRER AU DAGHESTAN

Au total, il y eut sept morts du côté des combattants, trois chez les forces de l'ordre. Dix boïvik...

2013/5/15 -
La France retombe en récession

 

La France retombe en récession. Selon les chiffres publiés par l'Insee mercredi 15 mai, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,2 % au premier trimestre, après une contraction de 0,2 % de l'activité sur les trois derniers mois de 2012. La récession n'est peut-être que symbolique, "technique", disent les économistes. Elle n'en reste pas moins un mauvais signal pour le pays. Tous les voyants sont au rouge. "La production totale est au point mort ; la consommation, atone ; les dépenses d'investissement se replient ; les exportations baissent à nouveau", résume dans ses grands titres le rapport de l'Insee.

Ce diagnostic fait écho au sentiment de déclin ressenti par des millions de Français, déprimés par le climat ambiant et assommés par le recul de leur pouvoir d'achat en 2012 (–0,9 % selon l'Insee). Une première depuis 1984. "On n'a pas besoin du PIB pour connaître l'état de l'économie française...", résume Bruno Cavalier, économiste chez Oddo.

L'entrée officielle de la France en récession accentue la pression sur François Hollande, tenu d'adopter au plus vite des mesures structurelles visant à ranimer une économie engourdie. "La France doit proposer un programme crédible de réformes", a encore martelé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, mercredi, quelques heures avant l'arrivée du président à Bruxelles.

Ce mauvais chiffre, pire encore que le recul de 0,1 % attendu par le consensus des économistes, rend la position du président da la République française dont la popularité s'effondre de plus en plus inconfortable. D'autant que les économistes jugent désormais peu plausible – voire impossible à atteindre – la prévision de Bercy qui table sur une croissance de 0,1 % en 2013.

Epargnée de justesse par la récession sur l'ensemble de l'année 2012, contrairement à neuf pays de la zone euro, la France subit, avec un effet retard, les conséquences de la crise en Europe et de l'austérité généralisée. Et même si Bruxelles vient d'accorder à Paris deux ans de plus pour réduire son déficit sous la barre des 3 % du PIB, il est peu probable que l'Hexagone puisse s'épargner des mesures de rigueur. "L'effort consenti par le gouvernement reste significatif pour l'année en cours, avec des économies qui représentent 1,9 point de PIB", rappelle Gilles Moëc économiste chez Deutsche Bank.

Cette cure, bien que nettement moins sévère que celle endurée dans beaucoup de pays d'Europe du Sud, contribue à déprimer des consommateurs déjà angoissés par le climat ambiant et l'ampleur du chômage. La consommation, qui jusqu'ici assurait bon an mal an la tenue de l'économie, craque : au cours des trois premiers mois de l'année, elle s'est réduite de 0,1 %. Les Français, il est vrai, sont incités à se préparer à des jours de plus en plus difficiles. A raison, sans doute, puisque leur pouvoir d'achat s'est déjà étiolé en 2012 de 0,9 % selon l'Insee. Une baisse inédite depuis près de trente ans. "La crise a bien fait comprendre qu'il y aurait un ajustement", pointe Pierre-Olivier Beffy, chez Exane BNP Paribas.

Mais le signal le plus inquiétant se trouve du côté des entreprises. L'investissement des sociétés non financières s'est encore contracté de 0,8 % au cours des trois premiers mois de 2013 quand les dépenses d'investissement totales reculaient de 0,9 %. "C'est une mauvaise nouvelle qui montre un choc de confiance négatif en France qui va être difficile à atténuer ou corriger", pense M. Beffy.

Cela fait cinq trimestres que l'investissement recule, poursuit-il, et cette tendance devrait se poursuivre car les marges des entreprises françaises, déjà faibles, reculent encore. "C'est grave", dit-il.

Grave, car l'investissement d'aujourd'hui doit assurer l'innovation et donc la compétitivité industrielle de demain. Et celle-ci reste médiocre comme en témoignent les piètres performances de la France dans le commerce mondial. Entre janvier et mars, les exportations du pays ont encore reculé : – 0,5 % après – 0,7 % au dernier trimestre 2012. Si la déprime mondiale explique en partie ce recul, elle ne justifie pas tout puisqu'ailleurs en Europe d'autres pays, au premier rang desquels l'Allemagne, font mieux que nous.

La plupart des experts interrogés misent sur un retour progressif à la normale dans la deuxième partie de l'année grâce à la reprise de l'activité mondiale. Même si la compétitivité de la France laisse à désirer, les exportations permettront, disent-ils, de retrouver un peu de croissance. Le pays finirait ainsi l'année sur une récession-stagnation du PIB.

LA "SPIRALE INFERNALE" ÉVITÉE

La bouffée d'air de deux ans "offerte" par la Commission européenne est en ce sens salvatrice. Sans cela, et si la France avait pris des mesures correctives pour arriver au sacro-saint 3 % dès cette année, les économistes de Natixis lui prédisaient une récession de 1,2 % en 2013.


"On évite la spirale infernale, souffle Gille Moëc. Les Européens ont collectivement reconnu que l'on ne pouvait poursuivre des objectifs nominaux un peu absurdes quand la croissance n'était pas au rendez-vous." La France n'est pas pour autant tirée d'affaire. Les efforts sont devant nous. La crise, bien que moins violente qu'en Espagne ou en Italie, a détruit des millions d'emplois et provoqué la fermeture de milliers d'entreprises. Assez pour réduire le "PIB potentiel" (celui que l'on peut espérer au maximum sans provoquer d'inflation). Cette croissance optimale, Patrick Artus, économiste chez Natixis l'estime aujourd'hui autour de 0,5 % l'an.

Si ses confrères ne sont pas aussi négatifs, la plupart jugent que pour retrouver une activité plus dynamique, le pays doit, sans attendre, mener à bien tout un tas de réformes structurelles, en particulier pour dégripper un marché du travail, des biens et des services qu'ils jugent trop rigide.

C'est la contrepartie du "cadeau" de Bruxelles. Mais aussi une attente des marchés, pour qu'ils persistent à prêter au pays à des taux extrêmement faibles en dépit d'une dette à plus de 90 % du PIB et de dérapages budgétaires récurrents. "Les investisseurs observent le pays avec curiosité", prévient M.Moëc.

Reste que ces réformes censées "délivrer la croissance" à moyen et long terme, auront un coût, à court terme, sur l'activité du pays et sur l'emploi.

2011/11/8 - Inde: au moins 16 morts dans une bousculade lors d'une fête religieuse près du Gange

 

DEHRADUN (Inde) - Au moins seize personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans une bousculade lors d'une fête religieuse près du Gange, le fleuve sacré, dans le nord de l'Inde mardi, ont indiqué les organisateurs.

"Pour le moment 14 femmes et deux hommes ont été signalés comme morts, et 46 autres grièvement blessés", a déclaré à l'AFP D. Santhel Pandiyan, un juge de la ville voisine de Haridwar, depuis le lieu de l'accident.

"Il y avait plus de fidèles que le lieu ne pouvait en accueillir et la bousculade a eu lieu", a-t-il ajouté.

L'accident s'est produit lorsque des dizaines de milliers de fidèles hindous se sont rassemblée autour d'un bûcher dans un ashram pour effectuer des offrandes, près de Haridwar, une ville de pèlerinage considérée par les Hindous comme l'un des sept lieux sacrés de l'Inde, a indiqué Hemant Sahu, porte-parole des organisateurs.

"Trop de gens se sont précipités pour remettre leurs offrandes au feu sacré" et la foule a cédé à la panique, a-t-il ajouté. "Plusieurs personnes sont tombées. Nous pensons que le bilan risque de s'alourdir".

L'ashram Shantikunj accueille actuellement de nombreux pèlerins pour une fête de cinq jours, qui célèbre le centième anniversaire de la naissance de son fondateur, Shreeram Sharma.

Haridwar est située à 107 km au nord de New Delhi, où le Gange émerge des montagnes de l'Himalaya.

Les bousculades de foules sont des accidents fréquents en Inde, notamment sur les lieux de pèlerinage, qui attirent des dizaines de milliers de fidèles.

Le dernier mouvement de foule meurtrier remonte à janvier 2011, dans l'Etat du Kerala (sud), lorsque plus de cent personnes sont mortes lors d'un rassemblement de fidèles qui traversaient la nuit un terrain accidenté pour se rendre à un temple.

En octobre 2008, quelque 220 personnes avaient perdu la vie près d'un temple à Jodhpur (nord-ouest).


AFP

2011/10/15 - Yémen: 22 morts dans les violences à Sanaa

 

SANAA - La capitale yéménite Sanaa a connu une journée sanglante avec la mort samedi d'au moins 22 personnes dans la dispersion de centaines de milliers de manifestants hostiles au régime et des affrontements féroces entre tribus pro et anti-pouvoir.

Dans le sud du Yémen, un nouveau raid aérien, apparemment américain, a tué neuf membres du réseau Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), dont l'Egyptien Ibrahim al-Banna, responsable de sa branche médiatique, selon des responsables locaux.

Dans la même région, les exportations de gaz au terminal de Balhaf sur le Golfe d'Aden ont été suspendues après le sabotage d'un gazoduc alimentant le terminal, une attaque attribuée à Al-Qaïda par des responsables.

Le pouvoir du président Ali Abdallah Saleh s'est considérablement affaibli avec la poursuite depuis neuf mois d'une contestation populaire appelant à son départ, des combats meurtriers entre ses partisans et opposants et la multiplication des attaques d'Al-Qaïda dans le sud du pays.

A Sanaa, douze manifestants ont été fauchés par les balles des forces fidèles à M. Saleh lors d'une manifestation appelant au départ du président contesté, selon des sources médicales.

Les manifestants sont partis de la Place du Changement, épicentre de la contestation et protégée par des unités dissidentes de l'armée, et ont marché vers le secteur contrôlé par les pro-Saleh. "Nous demandons au Conseil de sécurité de l'ONU de forcer Saleh à démissionner", proclamait une banderole.

A leur arrivée près du ministère des Affaires étrangères, ils ont été la cible de gaz lacrymogènes et de tirs, selon le photographe de l'AFP.

Une centaine de personnes ont été blessées et la plupart évacuées sur des motocyclettes à l'hôpital de campagne sur la Place du Changement.

La foule s'est ensuite dispersée et des partisans du régime, des civils en armes, ont arrêté des dizaines de manifestants, selon un membre du Comité d'organisation des jeunes protestataires.

Dans le même temps, de violents affrontements à l'arme automatique et aux obus, ont opposé des combattants de tribus rivales pro et anti-Saleh dans le quartier Al-Hassaba dans le nord de Sanaa, selon des témoins.

Dix combattants de la puissante tribu des Hached de Sadek al-Ahmar, rallié à la contestation, ont été tués dans le bombardement de leurs positions par les combattants de cheikh Saghir Ben Aziz, un chef tribal fidèle au chef de l'Etat, selon une source tribale.

Malgré des mois de protestations populaires et des pressions internationales et régionales, M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé de corruption et de népotisme, refuse de partir. Il avait été blessé dans une attaque contre son palais en juin et hospitalisé à Ryad avant de regagner son pays fin septembre.

Mettant à profit l'affaiblissement du pouvoir central, Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), née de la fusion des branches yéménite et saoudienne du réseau extrémiste, a renforcé davantage sa présence dans le sud et l'est du Yémen.

Mais l'Aqpa n'a pas échappé aux attaques.

"Lors de trois raids aériens, apparemment américains, contre une position d'Al-Qaïda dans le village d'Azzan, dans la province de Chabwa (sud-est), sept membres du réseau ont péri", selon un responsable local. Un officier de la police a ensuite indiqué que deux des blessés avaient succombé.

Parmi eux figurent l'Egyptien Ibrahim al-Banna, responsable de la branche médiatique de l'Aqpa, et l'un des fils de l'imam américano-yéménite Anwar Al-Aulaqi tué le 30 septembre dans un raid américain, selon une source au sein de la tribu de la famille Aulaqi.

Le ministère de la Défense a affirmé que l'attaque avait été menée par "les services de sécurité" yéménites.

Les Etats-Unis ont accentué leurs raids contre des militants présumés d'Al-Qaïda au Yémen à l'aide de drones et d'avions, afin d'empêcher les partisans du réseau de profiter du conflit actuel pour s'emparer du pouvoir, avait écrit il y a quelques mois le New York Times.

Toujours dans la province de Chabwa, une attaque au lance-roquettes a visé un gazoduc alimentant le terminal de Balhaf. "Le pompage du gaz naturel liquéfié s'est arrêté", a déclaré un ingénieur sur le site. "Le gazoduc a été largement endommagé" et sa "remise en état pourrait prendre des semaines".



AFP

2011/10/4 - Yémen: deux morts dans la chute d'obus sur une rue commerçante de Sanaa

 

SANAA - Deux civils ont été tués mardi dans la chute d'obus sur une rue commerçante de Sanaa, où des unités rivales de l'armée sont sur le qui-vive, selon des sources médicales et des témoins.

Deux obus se sont abattus sur la rue Haiel, bordée de magasins et d'ordinaire très animée, tuant un passant et blessant deux autres, selon des témoins. L'un des blessés a succombé par la suite, selon une source médicale.

Cette rue est située dans un secteur tenu par la première division blindée de l'armée, ralliée au mouvement de contestation, alors que le reste de Sanaa est contrôlé par les troupes fidèles au président Ali Abdallah Saleh, notamment la Garde républicaine commandée par son fils.

Une fillette de sept ans avait été tuée dimanche par l'explosion d'une roquette près d'une école dans un quartier proche, dans le centre de la capitale.

Des affrontements avaient opposé dimanche les troupes de la première division blindée, dirigée par le général dissident Ali Mohsen al-Ahmar, aux forces loyales au président Saleh, faisant huit blessés.

De violents combats avaient également opposé jeudi dernier partisans et adversaires du régime à Sanaa.

A Taëz (270 km au sud-ouest de Sanaa), trois civils ont été blessés dans le bombardement à partir de positions de la Garde républicaine du centre de la ville, selon des témoins et des sources médicales.

Le président Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, refuse de démissionner malgré la vague de contestation populaire qui secoue le pays depuis janvier dernier.

L'émissaire des Nations unies au Yémen, Jamal ben Omar, arrivé le mois dernier pour tenter de parvenir à une solution politique sur la base d'un plan élaboré par les monarchies arabes du Golfe, a quitté Sanaa lundi sans résultat.


AFP

2011/10/1 - Syrie: 19 morts en Syrie, 250 chars entrent à Rastane

 

HOMS - Onze personnes ont été tuées vendredi dans des affrontements dans la province de Hama (centre) et huit autres dans la région de Homs (centre), alors que plus de 250 chars sont entrés à Rastane, une ville proche, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Huit civils ont été tués vendredi dans la région de Homs", par les balles des forces de sécurité ou au cours de perquisitions dans plusieurs quartiers de la ville et des localités alentours, a annoncé l'OSDH, basé au Royaume-Uni.

L'un d'eux a été tué par les forces de sécurité qui tentaient de disperser des défilés hostiles au régime du président Bachar al-Assad à Homs, ont rapporté des militants.

"Cinq civils et six militaires et agents de sécurité ont été tués aujourd'hui dans le village de Kafar Zita, dans le gouvernorat de Hama, dans des affrontements qui ont opposé des soldats et des agents de sécurité d'un côté, et des déserteurs de l'autre", a ajouté l'OSDH, citant des militants sur place.

D'autre part, "les forces armées accompagnées de plus de 250 chars et blindés ont pris d'assaut la ville de Rastane", située entre Hama et Homs, où une véritable guerre oppose depuis quatre jours l'armée à des déserteurs, a ajouté l'OSDH, dans un communiqué.

Des milliers de Syriens ont manifesté vendredi sous le slogan "la victoire pour notre Syrie et notre Yémen" et un jeune manifestant a été tué par les forces de sécurité qui tentaient de disperser les défilés à Homs (centre), ont rapporté des militants.

Les protestataires ont appelé à la chute du régime et clamé leur solidarité avec la ville de Rastane, selon les militants.

La répression de la révolte populaire, lancée mi-mars et qui réclame la chute du régime du président Bachar al-Assad, a fait plus de 2.700 morts selon l'ONU.



AFP

2011/9/6 - Irak: huit soldats tués et leurs corps brûlés dans l'ouest du pays

 

RAMADI (Irak) - Huit soldats irakiens ont été tués et leurs corps brûlés dans la nuit de lundi à mardi dans une région désertique de la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak, a affirmé un officier de police qui n'a pas voulu être identifié.

"Huit soldats appartenant à la 7ème division, en faction à un point de contrôle entre Haditha et Baiji, ont été assassinés et leurs armes volées. Les assaillants ont ensuite mis leurs corps dans un véhicule militaire auquel ils ont mis le feu", a-t-il affirmé.

Ce point de contrôle se trouve à 100 km au nord de Haditha, sur une route stratégique reliant les provinces sunnites d'Anbar et Salaheddine qui était utilisée par les insurgés pour convoyer des armes ou mener des opérations. A la suite de la création en 2006 des milices anti-Qaïda (Sahwa) dans la province d'Anbar, beaucoup d'insurgés s'étaient repliés vers le nord utilisant cette route.

La position attaquée se trouve non loin du lac Tharthar, où avaient été tués lors d'une opération conjointe américano-irakienne deux chefs d'Al-Qaïda, Abou Omar al-Bagdadi et Abou Ayoub al-Masri, le 18 avril 2010.

Assassiner des policiers ou des militaires puis brûler leurs corps font partie des méthodes d'Al-Qaïda, qui avait revendiqué récemment des attentats de ce type dans deux quartiers de Bagdad.


AFP

2011/9/5 - Typhon Talas au Japon: au moins 31 morts, les recherches reprennent

 

TOKYO - Les équipes de secours ont repris lundi leurs recherches au Japon après le passage du typhon Talas qui a fait au moins 31 morts et plus de 50 disparus dans l'ouest du pays, selon les médias et les autorités.

Les pluies torrentielles déversées par ce cyclone, qui a atteint les côtes nippones samedi, ont fait déborder des rivières, provoqué des inondations et des glissements de terrain qui ont emporté des bâtiments et des maisons.

Le passage de ce typhon, le plus meurtrier au Japon depuis celui d'octobre 2004 qui avait fait près de cent morts, a laissé des scènes de désolation rappelant celles observées après le passage d'un tsunami géant dans le nord-est du pays le 11 mars dernier.

"Nous nous efforçons de reprendre la situation sous contrôle. L'électricité est coupée et la destruction des routes empêche nos véhicules d'entrer dans les zones sinistrées", a expliqué un responsable des pompiers de la ville de Tanabe, dans la préfecture de Wakayama (centre-ouest), la plus touchée par le désastre.

A Nachikatsuura, un pont ferroviaire a été emporté, les images de télévision montrant des arbres taillés en pièce, des maisons détruites et des voitures empilées contre des murs.

Le maire de cette bourgade, Shinichi Teramoto, 58 ans, a payé un lourd tribut : pendant qu'il dirigeait sur le terrain les opérations de secours, sa maison a été submergée, emportant son épouse et leur fille de 24 ans, le jour-même où cette dernière devait célébrer ses fiançailles.

Le corps de la jeune femme a été retrouvé dimanche, mais son épouse était toujours portée disparue.

"J'ai vu le corps de ma fille. La seule chose que j'ai pu faire a été de rester auprès d'elle une demi-heure", a déclaré M. Teramoto dans une interview donnée de son bureau à la télévision publique NHK.




AFP

2011/5/30 - Burundi: 4 civils tués dans une attaque en périphérie de Bujumbura

 

 Quatre civils ont été tués et trois autres blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans la périphérie immédiate de Bujumbura, au cours d'une attaque menée par plusieurs dizaines d'hommes armés, a-t-on appris de source administrative et auprès de témoins.

Cette attaque qui s'est déroulée à environ cinq kilomètres du centre-ville de Bujumbura, a été attribuée par l'administration à un groupe de "bandits armés" et par la population à une nouvelle rébellion.

"Hier (samedi) vers 21H00 (19H00 GMT), un groupe de bandits armés a attaqué les quartiers de Nkenga et de Busoro de la commune urbaine de Kanyosha (...). Ils ont tiré dans un restaurant et tué quatre personnes et blessés trois autres, dont deux sont grièvement blessées", a déclaré dimanche à l'AFP Abdul Bampoye, l'administrateur de cette commune.

Les victimes étaient en train de suivre la finale de la Ligue européenne des Champions, selon un des rescapés. Selon plusieurs témoignages sur place, le petit bar-restaurant qui a été attaqué, situé à côté d'une permanence locale du parti présidentiel, est fréquenté par des membres de ce parti.

Plusieurs habitants de ces deux quartiers ont assuré à l'AFP que "cette attaque, qui a duré plus d'une heure, a été menée par des dizaines d'hommes en tenue militaire et policière, fortement armés".

"Ces assaillants nous ont obligés à sortir de notre maison et j'en ai vu plus d'une trentaine devant chez moi, alors que d'autres étaient dispersés dans plusieurs coins", a assuré un responsable administratif local, sous couvert d'anonymat.


AFP

2011/5/20 - Afrique du Sud: un accident de train à Soweto fait 857 blessés

 

La collision de deux trains de banlieue à l'heure de pointe, jeudi soir à Soweto, dans la banlieue de Johannesburg, a fait 857 blessés, dont deux graves, a annoncé vendredi un responsable de la compagnie Metrorail.

"Nous avons quelque 857 personnes blessées", a indiqué à l'AFP Douglas Chauke, le directeur régional de Metrorail, la compagnie publique chargée des trains de banlieue en Afrique du Sud.

"Sur les 857 blessés, seuls deux ont été grièvement blessés, les autres n'ont que des blessures légères", a-t-il précisé. La plupart ont pu quitter l'hôpital, a-t-il dit, ajoutant qu'il n'y avait pas eu de mort.

L'accident s'est produit vers 18H00 (16H00 GMT) jeudi, à l'heure de pointe, lorsqu'un train de banlieue venant du centre de Johannesburg a percuté le wagon de queue du rapide Soweto Business Express qui le précédait, et qui était à l'arrêt.

"Le train n'a pas déraillé. Il n'y a eu en fait que peu de dégâts sur les infrastructures, et le train lui-même a été endommagé, mais pas sérieusement", a relevé M. Chauke.

L'autorité de sûreté ferroviaire sud-africaine (RSR) a annoncé avoir ouvert une enquête.

Le passager Gladwell Ntusi était dans le train lorsqu'il a entendu un bruit sourd et des cris.

"Les gens criaient, certains ont sauté par les fenêtres, a-t-il raconté à l'agence Sapa. "C'était horrible, j'ai vu des gens avec des jambes cassées, d'autres étaient blessés à la tempe... Ce n'était pas beau à voir."

Les blessés ont été alignés le long des voies, et recouverts par des bâches en plastique pour les protéger du froid, avant que les cas les plus sérieux ne soient transférés à l'hôpital.

Le nombre de passagers qui se trouvaient à bord du train n'est pas connu, mais les trains de Metrorail peuvent généralement transporter de 2.000 à 2.500 personnes.

Les accidents de train sont relativement fréquents en Afrique du Sud, les infrastructures étant souvent vieillissantes, mais rarement mortels. Les trains de banlieue y transportent plus de 2 millions de passagers tous les jours, principalement des travailleurs pauvres entre les centres des grandes villes et les principaux townships.

En avril, un conducteur a trouvé la mort et quelque 200 personnes ont été blessées dans la collision de deux trains à Pretoria, également à une heure de pointe.

L'année dernière, un train de luxe transportant des touristes avait déraillé aux environs de Pretoria, et trois personnes avaient trouvé la mort.


                                                                                           AFP

2011/5/20 - Afrique du Sud: un accident de train à Soweto fait 857 blessés

 

La collision de deux trains de banlieue à l'heure de pointe, jeudi soir à Soweto, dans la banlieue de Johannesburg, a fait 857 blessés, dont deux graves, a annoncé vendredi un responsable de la compagnie Metrorail.

"Nous avons quelque 857 personnes blessées", a indiqué à l'AFP Douglas Chauke, le directeur régional de Metrorail, la compagnie publique chargée des trains de banlieue en Afrique du Sud.

"Sur les 857 blessés, seuls deux ont été grièvement blessés, les autres n'ont que des blessures légères", a-t-il précisé. La plupart ont pu quitter l'hôpital, a-t-il dit, ajoutant qu'il n'y avait pas eu de mort.

L'accident s'est produit vers 18H00 (16H00 GMT) jeudi, à l'heure de pointe, lorsqu'un train de banlieue venant du centre de Johannesburg a percuté le wagon de queue du rapide Soweto Business Express qui le précédait, et qui était à l'arrêt.

"Le train n'a pas déraillé. Il n'y a eu en fait que peu de dégâts sur les infrastructures, et le train lui-même a été endommagé, mais pas sérieusement", a relevé M. Chauke.

L'autorité de sûreté ferroviaire sud-africaine (RSR) a annoncé avoir ouvert une enquête.

Le passager Gladwell Ntusi était dans le train lorsqu'il a entendu un bruit sourd et des cris.

"Les gens criaient, certains ont sauté par les fenêtres, a-t-il raconté à l'agence Sapa. "C'était horrible, j'ai vu des gens avec des jambes cassées, d'autres étaient blessés à la tempe... Ce n'était pas beau à voir."

Les blessés ont été alignés le long des voies, et recouverts par des bâches en plastique pour les protéger du froid, avant que les cas les plus sérieux ne soient transférés à l'hôpital.

Le nombre de passagers qui se trouvaient à bord du train n'est pas connu, mais les trains de Metrorail peuvent généralement transporter de 2.000 à 2.500 personnes.

Les accidents de train sont relativement fréquents en Afrique du Sud, les infrastructures étant souvent vieillissantes, mais rarement mortels. Les trains de banlieue y transportent plus de 2 millions de passagers tous les jours, principalement des travailleurs pauvres entre les centres des grandes villes et les principaux townships.

En avril, un conducteur a trouvé la mort et quelque 200 personnes ont été blessées dans la collision de deux trains à Pretoria, également à une heure de pointe.

L'année dernière, un train de luxe transportant des touristes avait déraillé aux environs de Pretoria, et trois personnes avaient trouvé la mort.


AFP

2011/5/19 - Irak: 27 morts dans une série d'attentats contre la police de Kirkouk

 

KIRKOUK, Irak (AFP) - Une série d'attentats contre la police a fait au moins 27 morts et 89 blessés jeudi dans la ville multiethnique de Kirkouk, au nord de Bagdad, dans les violences les plus meurtrières en Irak depuis près de deux mois.

Ces attaques interviennent au moment où l'armée américaine, qui participe à une force tripartite censée contenir les tensions entre Arabes et Kurdes dans la province riche en pétrole dont Kirkouk est la capitale, a d'ores et déjà commencé à se retirer de certains secteurs de cette zone en prévision de son départ définitif du pays prévu à la fin de l'année.

"Les trois explosions ont fait 27 morts et 89 blessés, dont une majorité de policiers", a déclaré Sadiq Omar Rassoul, directeur des services de santé de la province, qui avait auparavant fait état de 25 morts et 79 blessés. Les victimes ont été réparties dans deux hôpitaux de cette ville à 240 km au nord de Bagdad.

On ignorait dans l'immédiat le bilan précis de chacune des explosions, mais les plus meurtrières ont vraisemblablement été les deux premières, survenues dans un parking du quartier général de la police de Kirkouk vers 09H20 (06H20 GMT).

L'explosion d'une bombe magnétique sur un véhicule a été suivi quelques minutes plus tard par un attentat à la voiture piégée dans le parking, selon le commandant de police Salam Zangana.

Le policier Chirzad Kamel a confié à l'AFP s'être précipité avec un collègue vers le parking après la première explosion.

"Quand nous sommes arrivés il y a eu une énorme explosion. Je suis tombé en arrière et j'ai vu des collègues morts, d'autres blessés, d'autres prendre feu", a-t-il raconté à l'hôpital général, où il faisait soigner ses blessures au ventre et au visage.

Une heure plus tard, vers 10H30, c'est le convoi du chef du département des enquêtes criminelles de la police locale, le colonel Aras Mohamed, qui a été la cible d'un attentat à la voiture piégée. Un responsable des services de sécurité a dans un premier temps fait état de 14 blessés, dont le colonel, dans cette puissante explosion qui a endommagé au moins sept véhicules du convoi.

Des voitures de police sillonnaient les rues de Kirkouk en appelant par haut-parleurs la population à aller donner du sang.

Selon des sources des services de sécurité, des attentats à Bagdad et Baqouba ont par ailleurs fait deux morts et 10 blessés jeudi, journée la plus meurtrière en Irak depuis le 29 mars, quand l'attaque du conseil provincial de Tikrit avait fait 58 morts.

Ces attentats surviennent au lendemain de l'annonce par le ministère de la Défense de l'arrestation du chef militaire présumé d'Al-Qaïda en Irak et de trois autres dirigeants de la branche irakienne de la nébuleuse extrémiste.

La province de Kirkouk demeure une des plus instables d'Irak du fait de tensions ethniques liées à la dispute entre le gouvernement central de Bagdad et les autorités régionales du Kurdistan qui revendiquent ce territoire. Certains responsables américains voient dans la question de Kirkouk une des plus grandes menaces pour la stabilité de l'Irak.

Pour autant, en prévision de son retrait d'Irak à la fin de l'année, l'armée américaine a officiellement restitué dimanche à Bagdad la responsabilité de la base McHenry, un avant-poste créé en 2003 dans le secteur de Hawija, à l'ouest de Kirkouk et qui a abrité jusqu'à 500 soldats.



AFP

2011/5/10 - Sud-Soudan: 82 morts après une attaque rebelle

 

Quatre-vingt-deux personnes ont été tuées au Sud-Soudan dans des violences ayant éclaté à la suite d'une attaque menée samedi par un groupe rebelle contre l'armée sudiste dans la province d'Unité, a annoncé mardi à l'AFP un porte-parole de l'armée sudiste.

"Ils ont été pourchassés et sont partis à la province voisine de Warrap, où ils ont attaqué des camps d'éleveurs de bétail le 8 mai, à un endroit appelé Balhom Weth. Ils ont tué 34 civils et blessé 45 autres, dont des femmes et des enfants", a déclaré le porte-parole, Philip Aguer.

"Le même jour, les éleveurs ont tendu une embuscade aux miliciens qui revenaient avec le bétail volé: 48 miliciens ont été tués et leurs 48 fusils AK-47 neufs saisis", a-t-il ajouté.

Le groupe rebelle était celui de Philip Bepan, un lieutenant de l'ancien général de l'armée sudiste Peter Gadet devenu chef rebelle basé dans la province pétrolière d'Unité et accusé par les Sudistes de travailler pour le Nord.

Plus de 100 personnes ont été tuées dans des affrontements entre les forces de Peter Gadet et l'armée sudiste (SPLA) en avril, provoquant l'exode des travailleurs du secteur pétrolier et une chute de la production.

Un porte-parole du groupe de Peter Gadet a pour sa part fait état de la mort dimanche de plus de 100 personnes dans de violents accrochages mais il a donné une version différente des faits et de l'implication de ses forces.

"Le SPLA a attaqué nos forces dans la zone de Mayom. Il y a eu des combats très violents. Nous sommes à même de contrôler la zone et de les combattre", a affirmé le porte-parole, Bol Gatkouth.

Selon lui, "94 soldats du SPLA sont morts", tandis que 11 personnes ont été tuées et 27 autres blessés côté rebelles.

Le porte-parole rebelle a répété que la milice n'était pas liée à Khartoum, et nié les allégations selon lesquelles la milice était impliquée dans des combats à Warrap. "Il s'agit de combats entre communautés", a-t-il expliqué.

Il a ajouté que le groupe rebelle de Peter Gadet avait pris les armes contre le gouvernement sudiste à Juba parce qu'il était corrompu.

Il a également accusé le gouverneur de la province d'Unité, Taban Deng Gai, de violations des droits de l'Homme depuis que Peter Gadet, soutenu par le Nord avant de rejoindre le SPLA, s'est retourné contre Juba: recrutement d'enfants-soldats, vol de bétail et enlèvement de femmes.

Le gouvernement du Sud-Soudan, qui doit formellement déclarer son indépendance le 9 juillet, fait face à de nouveaux défis venant des insurgés et des milices sur son propre territoire.

La recrudescence des violences dans la province a fait plus de 800 morts depuis janvier et près de 94.000 personnes de déplacées, selon l'ONU.

Le Sud a organisé un référendum en janvier qui a vu la population voter en masse pour la sécession avec le nord dominé par les Arabes. Ce vote faisait partie d'un accord qui a mis fin en 2005 à une guerre civile entre le Nord et Sud du Soudan dans laquelle deux millions de personnes ont été tuées.

Les autorités du Sud accusent régulièrement Khartoum d'armer des milices dissidentes afin de déstabiliser leur région.



AFP

2011/5/9 - Yémen: trois manifestants tués à Taëz, médiation du Golfe dans l'impasse

 

SANAA (AFP) - Trois manifestants ont été tués à Taëz, au sud de Sanaa, par les tirs des forces de sécurité yéménites alors que le plan des monarchies du Golfe pour une transition du pouvoir semblait lundi être dans l'impasse.

Selon des témoins, les forces de l'ordre ont lancé tôt lundi matin des bombes lacrymogènes et tiré à balles réelles pour déloger des centaines de personnes qui observaient depuis dimanche soir un sit-in sur la principale avenue de Taëz, à 250 km au sud de Sanaa.

Un contestataire de 35 ans a été tué par balle et des dizaines d'autres blessés et admis à l'hôpital de campagne établi à proximité, a indiqué à l'AFP une source médicale qui a fait état de dix blessés par balles, dont trois dans un état grave.

L'intervention des forces de sécurité a donné lieu à des heurts qui se sont poursuivis par intermittence, ont ajouté les témoins.

Déjà dimanche, deux personnes avaient été tuées et quatre blessées lors d'une manifestation d'enseignants à Taëz, la deuxième ville du Yémen, devenue un foyer de la contestation contre le président Ali Abdallah Saleh.

Des milliers d'instituteurs avaient observé un sit-in devant l'administration régionale du ministère de l'Education pour défendre des revendications salariales et appeler à un report des examens de fin d'année en raison des grèves qui ont perturbé les cours depuis le début de la révolte populaire fin janvier, selon les organisateurs.

Les manifestants, rejoints par des centaines de protestataires qui campaient depuis des semaines sur la place de la Liberté à Taëz, ont ensuite dressé des tentes sur l'avenue Jamal, principale artère de la ville, où ils ont passé la nuit, selon des habitants.

Une source des services de sécurité, citée dimanche soir par l'agence officielle Saba, a confirmé la mort de deux personnes dans les heurts de dimanche avec les forces de sécurité, intervenues pour lever le siège de l'administration de l'Education et rouvrir à la circulation l'avenue bloquée par les participants au sit-in.

Sept policiers ont été blessés dans ces heurts dimanche, selon cette source.

Samedi, deux élèves qui participaient à une manifestation appelant au report des examens avaient été tués par balles par les forces de sécurité à al-Maafer, également dans la province de Taëz, selon les organisateurs.

Ces incidents meurtriers témoignent d'une montée de la tension au Yémen, où la répression d'un mouvement de protestation réclamant le départ du président Saleh a fait au moins 155 morts depuis fin janvier.

Un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui s'inquiètent de l'insécurité au Yémen, le pays le plus pauvre de la Péninsule arabique, semble dans l'impasse.

L'opposition yéménite a averti dimanche qu'elle appuierait le "choix du peuple" qui refuse le plan du CCG si le président Saleh n'acceptait pas de le signer "dans les deux prochains jours".

Le plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG) prévoit la formation par l'opposition d'un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange de son immunité, puis une élection présidentielle 60 jours plus tard.

"Tout autre report ou tergiversation de la part du régime (...) va le placer face au choix du peuple, que nous cautionnerons", a indiqué le Forum commun, une coalition de l'opposition parlementaire, dans un communiqué.

Le chef de l'Etat, qui dit accepter ce plan mais refuse de le signer, a dépêché son Premier ministre Ali Mohamed Moujawar auprès de cinq de ses pairs du CCG pour expliquer sa position. Au début de sa mission, M. Moujawar a remis dimanche un message au sultan Qabous d'Oman.



AFP

2011/4/20 - Nigeria: plus de 200 morts dans les émeutes post-électorales

 
2011/4/13 - Afghanistan: 10 morts dans un attentat lors d'un rassemblement de chefs de tribus

 

ASADABAD (AFP) - Au moins dix personnes ont été tuées mercredi dans un attentat suicide perpétré lors d'un rassemblement de chefs de tribus dans une province instable de l'est de l'Afghanistan, a annoncé à l'AFP un porte-parole du ministère afghan de l'intérieur.
"Un kamikaze a visé un rassemblement de chefs et d'anciens de tribus dans le district d'Asmar de la province de Kunar aujourd'hui. Dix personnes ont été tuées" dont Malik Zarin, un influent commandant pro-gouvernemental de la province, "et sept autres blessées", a déclaré Zemaraï Bashary.
Selon le chef de la police du district, Mohammad Shoaib, le kamikaze s'est fait exploser alors qu'il s'était approché de Malik Zarin pour le saluer.
"Il a donné l'accolade à Malik Zarin et a déclenché les explosifs qu'il portait sur lui", a indiqué M. Shoaib.
La province montagneuse et reculée de Kunar, frontalière du Pakistan, est l'un des bastions de la rébellion menée par les talibans et leurs alliées d'Al Qaïda contre le gouvernement de Kaboul et les quelques 130.000 soldats internationaux américains et de l'Otan qui le soutiennent.
Les talibans ont toutefois nié toute implication dans cette attentat, dans un message envoyé à l'AFP.
Les attentats suicide sont, avec les bombes artisanales placées sur les routes, les armes de prédilection des rebelles.
L'armée et la police afghane, mais également les autorités locales ou anciens de tribu proches du gouvernement, en sont fréquemment la cible.
La semaine dernière, le Wall Street Journal a indiqué qu'Al-Qaïda se réimplantait progressivement dans l'est de l'Afghanistan, notamment dans les provinces de Kunar et du Nouristan, très montagneuses et difficiles d'accès pour les forces de l'Otan.
Le quotidien affirmait notamment que des combattants arabes d'Al-Qaïda s'y étaient réinstallés en profitant du retrait progressif des forces américaines de cette région.
La force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), très impopulaire à Kunar où ses bombardements ont tué plusieurs dizaines de civils ces derniers mois selon les autorités locales, a démenti ces informations.
Des responsables américains et de l'Otan avaient précédemment décrit Al-Qaïda comme étant réduite à la portion congrue en Afghanistan, avec au maximum quelques dizaines de combattants sur le terrain.

AFP

2011/4/12 - Bélarus: au moins 12 morts dans l'attentat du métro de Minsk

 

MINSK (AFP) - Au moins 12 personnes ont été tuées et plus d'une centaine blessées lundi soir dans un attentat dans le métro de Minsk, dans le centre de la capitale du Bélarus, le président Alexandre Loukachenko n'excluant pas que cette explosion ait pu être organisée "de l'étranger".

"Un attentat a été commis aujourd'hui vers 17h54 à la station Oktiabrskaïa", a déclaré le procureur général adjoint, Andreï Chved, à l'issue d'une réunion d'urgence convoquée par M. Loukachenko quelques heures après le drame.

"Je vous avais prévenus qu'on ne nous laisserait pas vivre en paix", a dit M. Loukachenko, cité par l'agence Ria Novosti, au cours de cette rencontre avec des hauts responsables du pays.

"Je n'exclus pas que ce 'cadeau' vienne de l'étranger, mais il faut qu'on regarde aussi chez nous", a ajouté le président qui a chargé les autorités de tout faire pour élucider cette affaire. "Le chef du KGB, vous êtes personnellement responsable de l'enquête", a-t-il dit en s'adressant au chef des services de sécurité du pays.
Le bilan initial de 11 morts a été porté à 12 après le décès d'un des blessés dans la nuit, a annoncé lundi matin le KGB, précisant qu'au total, 149 personnes ont dû recevoir des soins et 22 d'entre elles sont dans un état grave.

"Les coupables doivent être retrouvés dans les plus brefs délais. Retournez tout le pays", a encore déclaré M. Loukachenko, selon Ria Novosti.

La déflagration s'est produite dans une station proche de la présidence bélarusse, a indiqué un témoin à l'AFP.

Peu après l'explosion, de la fumée noire sortait de la station de métro Oktiabrskaïa et des passagers s'échappaient du souterrain, le visage ensanglanté, certains ayant les vêtements en lambeaux, selon des témoins. "Il y a beaucoup de blessés, nous ne sommes pas en mesure de donner des chiffres", ont indiqué les services de secours médicaux de la ville.

Des images de télévision ont montré la station de métro enfumée, des blessés au sol ou appuyés contre des piliers alors que d'autres fuyaient.

"Les gens sont évacués de la station. La station elle-même est très enfumée. Il y a beaucoup de blessés aux sorties", a raconté un correspondant du journal en ligne bélarusse naviny.by, qui se trouvait sur place. "Les gens sortent en sang du passage souterrain qui mène au métro, ils ont les mains et le visage en sang. De la fumée sort du souterrain", a-t-il ajouté.

Le Bélarus, gouverné d'une main de fer par Alexandre Loukachenko au pouvoir depuis 16 ans, n'avait pas connu d'attentat majeur ces dernières années.

En juillet 2008, un engin artisanal avait explosé au centre de Minsk le jour de la fête de l'indépendance de cette ancienne république soviétique, faisant une cinquantaine de blessés, selon des médias.

L'explosion de lundi survient sur fond de tensions politiques au Bélarus où de nombreux opposants ont été arrêtés fin décembre après la réélection controversée de M. Loukachenko.

La réélection avec plus de 80% des voix de M. Loukachenko le 19 décembre avait provoqué une importante manifestation de l'opposition à Minsk, qui dénonçait des fraudes massives.

Le rassemblement avait été dispersé sans ménagement par la police et plus de 600 personnes avaient été interpellées.

Vingt-deux opposants sont encore en détention provisoire et cinq ont fui à l'étranger, notamment l'un des candidats à la présidentielle, Ales Mikhalevitch, qui a obtenu l'asile politique en République tchèque.

Plusieurs dizaines d'opposants, parmi lesquels plusieurs candidats à la présidentielle, ont été inculpés d'"organisation de troubles massifs" à la suite de ces événements et encourent jusqu'à 15 ans de prison.

Le gouvernement bélarusse avait estimé le 5 avril que la manifestation de décembre contre la réélection de M. Loukachenko était une tentative de coup d'Etat "complotée avec des représentants de l'étranger".


AFP

2011/4/9 - Egypte: 2 morts dans des affrontements à Tahrir avec la police militaire

 

LE CAIRE (AFP) - Deux personnes ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi au Caire lorsque la police militaire a tenté de disperser des manifestants exigeant le départ du chef de l'armée, deux mois après la chute de Hosni Moubarak qui lui a confié les rênes du pays, selon des sources médicales.

Il s'agit des premiers décès depuis la chute du président Moubarak le 11 février.

Au moins 18 personnes ont en outre été blessées dans ces violences sur l'emblématique place Tahrir, ont indiqué les sources médicales à l'AFP.

Le ministère de la Santé a fait état d'un mort et 71 blessés, certains atteints par balles, d'autres souffrant de problèmes respiratoires, de tension ou ayant reçu des coups pendant les heurts.

A l'aube, la police militaire a tiré en l'air des rafales d'armes automatiques pour disperser les manifestants, ont indiqué des témoins.

Un bus militaire et un camion civil ont été incendiés alors qu'un camion de l'armée partiellement calciné était visible à proximité. La police militaire a déployé des barbelés et le sol était jonché de pierres.

Les témoins ont affirmé que l'armée avait battu des manifestants et utilisé des balles réelles.

"Nous n'avons pas utilisé de balles réelles", a nié un responsable de l'armée sous le couvert de l'anonymat, en affirmant qu'une enquête avait été ouverte.

Dans l'après-midi, un millier de personnes se trouvaient à Tahrir.

Des dizaines de milliers de manifestants avaient réclamé la veille sur cette place emblématique du soulèvement populaire égyptien le jugement de M. Moubarak et d'autres hauts responsables de son régime et critiqué ouvertement l'institution militaire.

Ces violences témoignent d'une récente montée des tensions autour du rôle de l'armée, en charge du pays depuis le départ de M. Moubarak, après une période de large consensus sur son action.

Des manifestants ont affirmé vouloir rester à Tahrir tant que le maréchal Hussein Tantaoui, qui dirige le Conseil suprême des forces armées (CSFA) serait en place.

Le CSFA, un collège d'une vingtaine de généraux, est dépositaire du pouvoir depuis la chute de M. Moubarak, et le maréchal Tantaoui, 75 ans, qui le dirige, a été pendant 20 ans ministre de la Défense du président déchu.

"Je suis venu à Tahrir parce que nous assistons à une contre-révolution", affirmait un des manifestants, Malik Asam, un étudiant. "J'attendais de voir l'autre visage de l'armée. Si elle continue comme cela, elle va voir l'autre visage du peuple", déclarait un autre étudiant, Anas Mohamed.

L'armée a affirmé que "les forces de sécurité et des citoyens sont intervenus contre les actes d'émeutiers à Tahrir".

Malgré une interdiction formelle de leur hiérarchie, sept officiers en uniforme avaient pris la parole à la tribune pour soutenir les manifestants et réclamer une épuration de l'armée.

La retenue dont elle a fait preuve face à la foule au cours des événements qui ont provoqué la chute de M. Moubarak vaut à l'armée d'être populaire parmi la population.

Mais son image a été ternie par des accusations de violence et de torture, et par les incertitudes et les désaccords qui persistent sur les modalités de retour à un pouvoir civil.

L'armée a promis de rendre le pouvoir aux civils vers la fin de l'année, après des élections législatives et présidentielle. Nombre d'Egyptiens redoutent toutefois de voir les réseaux de l'ancien régime se reformer pour contrôler le pouvoir.

Plusieurs responsables politiques et hommes d'affaires proches de M. Moubarak font actuellement l'objet de poursuites ou d'enquêtes, mais les manifestants demandent une action plus ferme vis-à-vis de nombreux autres qui ne sont pas inquiétés, ou restent même dans les allées du pouvoir.

L'ancien président est assigné à résidence. Une commission a été instituée pour enquêter sur sa fortune et celle de sa famille proche.


AFP

2011/4/8 - Gaza: deux combattants du Hamas tués par un raid israélien

 

GAZA (Territoires palestiniens) (AFP) - Deux membres de la branche armée du Hamas ont été tués vendredi par un raid aérien israélien dans la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien qui a appelé à une nouvelle trêve après une journée d'affrontements meurtriers.
L'ONU et l'Union européenne ont appelé à un arrêt immédiat des hostilités, au lendemain des opérations israéliennes qui ont tué cinq palestiniens et blessé 37, en riposte à un tir de missile antichar contre un bus d'écoliers dans le sud d'Israël qui a grièvement blessé un adolescent.
Selon une porte-parole militaire, l'armée a mené 14 raids aériens et deux attaques de chars jeudi contre des cibles à Gaza après ce tir de missile, revendiqué par l'aile militaire du Hamas qui l'a présenté comme une "première réponse" à la mort de trois des siens le 2 avril dans un raid aérien.
"Nous continuons d'agir pour que les tirs de roquettes cessent et que ceux qui ont tiré le missile le regrettent", a déclaré à la radio militaire le ministre de la Défense passive Matan Vilnaï.
Deux membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, aile militaire du Hamas, ont été tués dans la matinée à l'est de Khan Younès dans le sud du territoire palestinien, près de la frontière israélienne.
Après une journée de violences, le Hamas a annoncé jeudi soir être parvenu à rétablir le consensus obtenu le 26 mars des principaux mouvements palestiniens pour reconduire une trêve tacite avec Israël -après une escalade inédite depuis plus de deux ans- à condition qu'elle soit réciproque.
"Nous sommes en contact avec les factions palestiniennes pour stopper l'escalade sioniste. Nous avons reçu une réponse positive de la plupart d'entre elles", a affirmé le ministère de l'Intérieur du Hamas. Un représentant du Jihad islamique a précisé que la décision avait "été prise après des contacts avec des pays arabes".
Le Hamas entend ainsi éviter une réédition de l'opération israélienne "Plomb durci" à Gaza en décembre 2008-janvier 2009, dans laquelle avaient péri 1.440 Palestiniens et 13 Israéliens.
Face à la nouvelle escalade, le secrétaire général de l'ONU a appelé "à un arrêt immédiat des tirs de roquettes", selon son porte-parole. "Il est préoccupé par les informations faisant état de victimes civiles des opérations israéliennes à Gaza et appelle à la retenue maximale".
La chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton a appelé à l'"arrêt immédiat de toute violence", condamnant les tirs palestiniens sur "des civils innocents" et "déploré la perte de vies civiles à Gaza".
"Nous faisons tout notre possible pour empêcher cette agression d'aller plus loin", a déclaré le représentant palestinien à l'ONU, Riyad Mansour, après une réunion au Conseil de sécurité.
Une cinquantaine d'obus de mortier et de roquettes sont tombés jeudi sur le sud d'Israël, et une roquette de Gaza a été interceptée pour la première fois par le nouveau système de défense antimissile israélien Iron Dome ("Dôme de fer").
"Nous n'hésiterons pas à prendre toutes les mesures nécessaires, offensives et défensives pour protéger notre pays et ses citoyens", a prévenu le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en visite à Prague.
Cette escalade intervient après deux opérations israéliennes présumées contre les capacités militaires du Hamas.
Mardi, un raid aérien qui a fait deux morts au Soudan, attribué à l'armée israélienne, visait un chef militaire du Hamas qui en a réchappé, selon un député du Hamas et oncle de la cible présumée.
Lundi, la justice israélienne a inculpé un ingénieur palestinien de Gaza enlevé en Ukraine en février et détenu en Israël, pour avoir "développé et diversifié de 2002 à 2008 le potentiel des roquettes du Hamas".


AFP

2011/4/6 - Lampedusa: 150 immigrés morts ou portés disparus dans le naufrage de leur embarcation

 

ROME (AFP) - Environ 150 réfugiés somaliens ou érythréens sont morts ou portés disparus mercredi et seule une cinquantaine a pu être sauvée après le naufrage en Méditerranée de leur embarcation en provenance de Libye, selon les autorités italiennes.

"Nous avons déjà repéré une vingtaine de corps et nous avons secouru et tiré vivantes de la mer 48 personnes", a déclaré à l'AFP le capitaine de vaisseau Vittorio Alessandro, porte-parole des garde-côtes.

Les premiers rescapés, dont une femme enceinte, sont arrivés en fin de matinée sur l'île de Lampedusa où certains ont reçu des soins médicaux.

L'embarcation d'environ 13 mètres, partie il y a deux jours de Zuwarah en Libye, transportait environ 200 réfugiés et se trouvait à quelque 70 km au sud-ouest de la petite île italienne quand elle a chaviré.

A cause de la tempête, de la houle et "l'excitation à bord de l'embarcation", "le bateau s'est retourné et les personnes à bord sont tombées à l'eau", a expliqué le capitaine Alessandro.

"L'obscurité et les conditions météo ont rendu difficiles les opérations de recherche des naufragés qui sont encore en cours avec l'aide des vedettes et d'un bateau de pêche dérouté vers la zone", ont indiqué les garde-côtes.

En milieu de journée, environ 130 personnes étaient toujours portées disparues.

"Nous gardons encore espoir car nos navires et hélicoptères ont jeté toutes sortes de bouées de sauvetage et de canots pneumatiques pour permettre aux personnes de s'y accrocher", a ajouté l'officier de marine.

Le prêtre érythréen Mussie Zerai, qui se fait appeler Don Mosé en Italie, fondateur à Rome de l'organisation humanitaire Habeshia s'occupant de réfugiés africains, a dénoncé mercredi ces "morts évitables".

"Ces morts étaient et sont évitables, si l'Europe nous avait écoutés avant le début des bombardements (en Libye, ndlr) quand nous demandions l'évacuation de tous les réfugiés de l'Afrique sub-saharienne qui se trouvaient piégés dans les villes libyennes", a-t-il dit dans un communiqué.

"Aujourd'hui, nous pleurons plus de 400 personnes (...) dont des femmes enceintes", a déploré le religieux se basant sur des informations recueillies sur des embarcations parties et jamais arrivées.

Selon des jésuites maltais, quelque 70 corps ont été repêchés jeudi dernier sur les côtes libyennes près de Tripoli et enterrés immédiatement, sans qu'il soit possible de savoir qui étaient les victimes.

Il y a trois semaines, 35 immigrés partis de Tunisie ont été portés disparus après le naufrage de leur embarcation.

Il n'existe pas de chiffres officiels sur les victimes lors des traversées depuis l'Afrique, mais l'association caritative italienne Fortress estime qu'au moins 3.616 personnes sont mortes dans l'ensemble de la Méditerranée entre 2006 et 2008 en tentant de rejoindre les côtes européennes.

Or depuis janvier, avec la chute du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et l'insurrection en Libye, l'Italie est confrontée à un afflux exceptionnel d'immigrants, avec plus de 22.000 débarquements, essentiellement en provenance de Tunisie.

Ces dernières semaines, près de 2.000 de réfugiés africains (Somaliens, Erythréens surtout) sont également arrivés en provenance des côtes libyennes.

Le 26 mars, lors de l'arrivée en Italie de la première embarcation en provenance de Libye, une femme avait accouché à bord avant d'être secourue par la marine italienne. Une autre femme enceinte avait perdu son enfant.

AFP

2011/4/5 - Mexique: 59 femmes et jeunes filles disparues en 2010 à Ciudad Juarez

 

CIUDAD JUAREZ (Mexique) (AFP) - Cinquante-neuf femmes et jeunes filles ont disparu l'an dernier à Ciudad Juarez, un chiffre en constante augmentation ces dernières années dans cette ville considérée comme la plus meurtrière du Mexique, selon une ONG se fondant sur des chiffres officiels.

Ce phénomène rappelle la vague d'assassinats de plus de 400 jeunes femmes commis entre 1993 et 2003 dans cette métropole du nord du Mexique, voisine de la ville américaine d'El Paso (Texas). La plupart sont restés impunis.

En août 2010, un avocat d'Amnesty, David Pena avait déjà tiré la sonnette d'alarme sur l'explosion des disparitions de femmes dans cette ville de 1,3 million d'habitants de l'Etat de Chihuahua: "En 2007, six disparues, 18 en 2008, 22 en 2009 et déjà 26 en 2010", avait-il déclaré à l'AFP.

"107 femmes disparues dans l'Etat de Chihuahua en 2010 n'ont toujours pas été localisées et 71 d'entre elles (soit 66%) sont des mineures", a annoncé lundi soir l'ONG Justicia para nuestras hijas (Justice pour nos filles), dont le siège se trouve à Chihuahua, capitale de l'Etat éponyme.

Avec 59 disparitions, dont 39 de mineures, Ciudad Juarez continue à être le théâtre de "graves violations des droits de l'Homme touchant les femmes", déplore l'organisation, qui affirme travailler avec des chiffres du ministère public de l'Etat de Chihuahua.

Selon elle, les plus visées sont les adolescentes de 13 à 17 ans.

La guerre des cartels de la drogue pour le contrôle du marché local et du trafic vers les Etats-Unis voisins, premier consommateur mondial de cocaïne, a transformé Ciudad Juarez en ville la plus meurtrière du Mexique, avec 3.100 homicides l'an dernier.

Parmi ces victimes, 306 étaient des femmes, selon l'ONG, qui fait aussi état de 70 femmes assassinées depuis le début de l'année à Ciudad Juarez.

Les services du médiateur mexicain (ombudsman) ont annoncé ce week-end avoir ouvert 5.300 dossiers pour des personnes disparues dans le pays entre 2006 et 2011.

2011/4/5 - RDC: 32 morts dans l'accident d'un avion de l'ONU à Kinshasa

 

KINSHASA (RDCongo) (AFP) - Trente deux personnes, selon l'ONU, ont péri lundi à Kinshasa dans l'accident d'un avion de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco), le premier crash impliquant un appareil de l'organisation dans ce pays depuis le début de sa mission en 1999.
Une seule personne sur 33 a survécu, selon l'ONU, s'exprimant depuis son siège de New-York.
"Nous sommes désormais en mesure de confirmer qu'une seule personne a survécu sur les 33 qui se trouvaient à bord de l'avion de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) qui s'est écrasé aujourd'hui", a déclaré devant la presse le porte-parole de l'ONU Farhan Haq.
Sur place, une source aéroportuaire avait auparavant fait état de "26 morts et six blessés graves".
Initialement, un journaliste de l'AFP sur place avait compté seize cadavres.
L'accident s'est produit peu après 14H00 locales (13H00 GMT), lorsque le pilote a tenté de se poser sur la piste d'atterrissage, alors qu'une forte pluie s'abattait sur la capitale congolaise, selon le journaliste de l'AFP.
L'avion, de type Fokker 100 immatriculé UN 834 et assurant la liaison Goma (province du Nord-Kivu,est)-Kinshasa, via Kisangani, chef-lieu de la Province orientale (nord-est), s'est brisé en plusieurs morceaux, a-t-on constaté.
Une source aéroportuaire qui se trouvait "à dix mètres" des débris, a affirmé à l'AFP avoir vu passer sur des civières "trois ou quatre survivants", sur un total de 29 passagers et trois membres d'équipage, soit 32 personnes.
Les secouristes et les pompiers s'évertuaient "à découper les chaises pour sortir les gens qui sont coincés dessus", selon une source aéroportuaire sous couvert d'anonymat.
"C'est un accident qui s'est produit à cause de la pluie", a-t-elle expliqué.
"L'avion s'est complètement disloqué. Une partie de la cabine a roulé dans le vide sur 800 mètres", provoquant un incendie, a-t-elle détaillé.
"Six à huit personnes ont été projetées hors de l'avion quand il s'est brisé en deux", a poursuivi cette source, soulignant que les pompiers sont parvenus à vite maîtriser les flammes, aidés par la pluie.
Un périmètre de sécurité a été établi sur le site du drame, où les secouristes continuaient de dégager les derniers corps. Cet accident a crée un décalage sur les horaires d'atterrissages et de décollages des autres avions, sans toutefois perturber totalement le trafic, selon la source aéroportuaire.
Les blessés ont été acheminés à l'hôpital Biamba Marie Mutombo (qui appartient à Mutombo Dikembe, une ex-star américaine d'origine congolaise de la NBA) dans la commune de Masina, situé à une quinzaine de minutes de l'aéroport de Kinshasa.
Les Etats-Unis ont présenté leurs condoléances après l'accident.
"Nous sommes profondément attristés (...) Nous adressons nos condoléances les plus sincères aux familles des victimes", a déclaré Mark Toner, un porte-parole de la diplomatie américaine.
Il s'agit du premier accident impliquant un avion de l'ONU en RDC depuis le début de sa mission en 1999, où l'organisation dispose d'une flotte de plus d'une dizaine d'appareils généralement en bon état, qui effectuent des liaisons locales.
La Monusco assure le transport de son personnel à travers le pays, ainsi que de journalistes et de membres d'ONG locales et internationales.
Les accidents d'avion sont fréquents en RDC, et toutes les compagnies aériennes congolaises - une cinquantaine identifiées - figurent sur la liste noire de l'Union européenne, qui leur a interdit son espace aérien.
Le mauvais entretien des appareils souvent anciens, leur surcharge s'agissant surtout des avions de transport de fret, l'absence de contrôle, le non respect des règles de sécurité et aussi les mauvaises conditions météo sont souvent la cause de ces accidents.
L'ONU dispose en RDC, vaste pays d'Afrique centrale, cinq fois grand comme la France, de l'une des ses plus importantes missions de paix dans le monde.


AFP

2011/4/4 - Yémen: 17 morts à Taëz dans une poussée de violence, Saleh perd le soutien des Etats-Unis

 

Dix-sept manifestants ont été tués par balle lundi à Taëz, au sud de Sanaa, dans une poussée de violence ajoutant aux difficultés du président yéménite Ali Abdallah Saleh qui semble avoir perdu le soutien d'un allié de poids, les Etats-Unis.

Les victimes sont tombées sous les balles des forces de l'ordre mais aussi de civils armés postés sur des toits lors d'une marche sur le siège du gouverneur de province.

"On a désormais 17 morts et le nombre de blessés se compte par dizaines", a déclaré à l'AFP Sadok Choujaa, un médecin qui dirige un hôpital de campagne soignant les protestataires.

Les manifestants ont pu atteindre le siège du gouverneur de province et entrer dans la cour du bâtiment. Mais ils ont été accueillis par des salves de tirs d'hommes armés dont certains étaient postés sur des toits, ce qui a alourdi le bilan des victimes, selon les protestataires.

A Sanaa, des militaires ralliés à l'opposition ont empêché sans violence quelque 200 policiers de s'approcher de la place de l'Université où campent les contestataires depuis le 21 février, selon un journaliste de l'AFP.

Dimanche à Taëz, un jeune a été atteint mortellement par les tirs de la police alors qu'il déchirait un portrait du président Saleh, ont rapporté de nombreux témoins mais les autorités ont démenti cette mort.

Dimanche encore, au moins treize personnes ont été blessées par des tirs de la police lors de manifestations à Hodeida, sur le mer Rouge. En outre, des centaines de manifestants ont été indisposés par des gaz lacrymogènes et des dizaines blessés par des jets de pierre, selon des sources médicales.

Les heurts ont débuté lorsque des dizaines de milliers de manifestants ont commencé à marcher sur le palais républicain de cette ville de 400.000 habitants, aux cris de "A bas le régime", selon des témoins.

Les affrontements se sont prolongés dans la nuit, alors que l'opposition continue d'exiger un départ immédiat du président Saleh, 69 ans, qui lui se dit prêt à le faire à la fin de l'année, après des élections générales.

Ce regain de violences intervient après des indications sur un changement de position de l'administration américaine à l'égard du chef de l'Etat yéménite qui était considéré comme un allié dans la lutte contre le réseau Al-Qaïda.

Le York Times, citant des responsable américains et yéménites, a écrit dimanche que des responsables américains ont indiqué à leurs alliés yéménites que la position de M. Saleh était intenable, compte tenu de l'important mouvement de contestation et qu'il devrait quitter son poste.

Des négociations portant sur le départ du président yéménites ont débuté il y a plus d'une semaine, rapporte le quotidien. Il s'agirait de proposer à Saleh de remettre le pouvoir à un gouvernement provisoire jusqu'à la tenue de nouvelles élections. Ce principe en soi "n'est pas l'objet de contestation", a déclaré au journal un responsable yéménite.

Cela ne remet pas en cause la position de Washington concernant les opérations américaines de contre-terrorisme au Yémen, relève le Times.

Les incessants affrontements entre Saleh et les opposants "ont eu un impact négatif direct sur la sécurité dans tout le Yémen", a déclaré pour sa part au Times un responsable américain ayant gardé l'anonymat.

Dans ce contexte, les monarchies arabes du Golfe ont proposé leur médiation entre l'opposition et le pouvoir au Yémen, tout en restant vague sur le sort du président yéménite, à l'occasion d'une réunion de leurs chefs de diplomatie.

"Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont convenu de mener des contacts avec le gouvernement et l'opposition yéménite" pour proposer "des idées" qui permettraient de débloquer la situation, selon un communiqué publié par la réunion qui ne donne pas de précisions sur cette initiative.


AFP

2011/4/2 - Un raid aérien dans l’est de la Libye à l’origine de la mort de 9 rebelles et 4 civils
 


Une erreur de frappe aérienne de l’Otan dans l’est de la Libye, prés du site pétrolier de Brega a tué neuf rebelles et quatre civils. C’est ce qu’indique ce samedi 2 avril 2011 un responsable politique de la ville d'Ajdabiya chargé des relations avec les rebelles.

rfi

2011/3/23 - Jérusalem: au moins 20 blessés lors d'une explosion près d'un autobus

 

JERUSALEM (AFP) - Au moins 20 personnes ont été blessées, dont trois grièvement, lors d'une violente explosion mercredi en milieu d'après-midi près d'un bus, à proximité de la principale gare routière de Jérusalem, a annoncé un porte-parole des services d'ambulance israéliens, Zaki Heller.

Cette explosion a été provoquée par une bombe dissimulée dans un sac, a indiqué le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Yithzak Aharonovitch.

Des dizaines d'ambulances sont arrivées sur place ainsi que d'importantes forces de police, a constaté l'AFP sur place.

L'explosion s'est produite dans une station d'autobus près du Palais des Nations, une importance centre de conférence à l'entrée de Jérusalem.

Une journaliste de l'AFP a vu des victimes allongées par terre et couvertes de sang. Tous les blessés ont été hospitalisés.

Le bus visé, dont toutes les vitres ont volé en éclat, se dirigeait vers la colonie juive de Maale Adoumim en Cisjordanie, selon des témoins.

La police a établi un cordon autour de l'autobus et lancé des recherches avec des chiens pour retrouver des engins explosifs qui auraient pu être dissimulées dans le secteur.


AFP


2011/2/2 - RDC: 14 morts et 20 blessés dans le déraillement d'un train
 

Quatorze personnes ont été tuées et plus de vingt autres blessées mercredi matin lors du déraillement d'un train de marchandises dans le centre-ouest de la RD Congo, a déclaré un responsable local, donnant un bilan en hausse.
Un précédent bilan faisait état de dix morts et plusieurs blessés, qui avaient pris place sur le toit des wagons. Quatre nouveaux corps ont été extraits, portant à 14 le nombre de victimes, a indiqué à l'AFP un chef local, Laudes Nkashama.

L'accident s'est produit vers 09H00 (08H00 GMT) à cinq km de la gare de Tshimbulu, une ville de la province du Kasaï Occidental, lorsque "huit wagons ont déraillé et cinq se sont complètement couchés sur la voie", a affirmé M. Nkashama.

Plusieurs autres personnes étaient toujours retenues sous les wagons et les blessés conduits à l'hôpital Saint-François de Tshimbulu.

"On ne sait avec exactitude le nombre de passagers parce qu'on n'a pas vendu les tickets, c'est un train de marchandises", a-t-il ajouté.

Les autorités politico-administratives et policières, arrivées sur place, enquêtent sur les causes de l'accident.

La vétusté de la voie ferrée, qui n'a pas été rénovée depuis 40 ans, serait à l'origine du déraillement, selon M. Nkashama.

Le train circulait sur la ligne Kananga-Lubumbashi entre le Kasaï Occidental et la province minière du Katanga (sud-est), gérée par la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), a précisé cette source.

Fin juillet 2009, un train desservant la même ligne avait déraillé, faisant six morts et une dizaine de blessés.

La SNCC, qui compte quelque 12.000 agents, exploite 3.641 km de voies ferrées dans les provinces du Katanga, Kasaï Oriental et Occidental, Maniema, le Nord et Sud-Kivu (est) ainsi que la Province orientale (nord-est). Elle transporte essentiellement des produits miniers et des marchandises.

La SNCC n'était pas joignable mercredi matin.

Les accidents de train sont assez fréquents en RDC, dont le réseau ferroviaire mis en service à l'époque coloniale n'a été que peu entretenu depuis l'indépendance en 1960.


2011/1/15 - Pluies à Rio: plus de 500 morts dans une des pires catastrophes du Brésil


 

Le chaos régnait vendredi dans la ville de , dans la région montagneuse près de Rio dévastée par des pluies qui ont entraîné la mort de plus de 500 personnes, une des pires tragédies que le Brésil ait connues.
Les sauveteurs tentaient vendredi d'atteindre des villages isolés dans la montagne et, au fur et à mesure de leur progression, le bilan s'alourdissait : à la mi-journée, il s'établissait à 520 morts, ont déclaré les pompiers et les mairies des villes touchées.

Selon ce comptage, les inondations et glissements de terrain, qui ont frappé dans la nuit de mardi à mercredi cette région située à une centaine de kilomètres au nord de Rio, ont fait 232 morts à Novo Friburgo, 228 à Teresopolis, 39 à Petropolis et 21 dans deux autres localités.

"C'est le chaos. Il y a eu un mouvement de panique dans le centre-ville, les gens couraient partout, les voitures faisaient marche arrière, quand s'est répandu le bruit qu'un barrage avait cédé. Mais ce n'était qu'une rumeur", a raconté un photographe de l'AFP parvenu à Nova Friburgo.

Les habitants tentaient désespérément de fuir cette cité envahie par la boue qui fut à l'épicentre du désastre, selon un autre journaliste de l'AFP.

Une femme jetait en hâte des bagages dans sa voiture. Marise Ventura, 54 ans, a expliqué qu'elle et les autres habitants n'avaient pas d'autre choix que de quitter la ville.

"Je pars parce qu'il n'y a plus d'électricité nulle part, pas d'eau ni de nourriture... Je vais donc chez un parent", a-t-elle dit à l'AFP.

Beaucoup d'autres étaient dans l'impossibilité de faire de même en raison d'une quasi pénurie d'essence.

Il pleuvait encore vendredi sur cette région meurtrie, havre préféré depuis des décennies des habitants de Rio en quête de fraîcheur, loin de la chaleur étouffante de la côte.

Il va continuer à pleuvoir au moins jusqu'à mercredi, a prédit un responsable de la météo brésilienne.

"On prévoit une pluie faible mais continue, ce qui favorise de nouveaux glissements de terrain", a dit à l'AFP le directeur du Centre de prévisions de l'Institut national de la météorologie brésilienne, Luiz Cavalcanti.

La presse brésilienne a accusé vendredi les autorités d'avoir failli à alerter à temps la population des risques de fortes intempéries.

Mardi, plusieurs heures avant le violent orage qui a semé la dévastation et la mort, l'Institut national de météorologie (Inmet) a bien envoyé un avis d'alerte de "pluies modérées à fortes" à la Défense civile qui l'a retransmis aux mairies concernées. Mais le message s'est perdu, a affirmé le quotidien O Globo.

La formation d'une grande tempête a également été détectée par le nouveau radar de la mairie de Rio installé en décembre, mais les données fournies par ce nouvel équipement n'ont été ni analysées ni retransmises, par manque de spécialistes.

La plupart des personnes qui ont péri ont ainsi été surprises dans leur sommeil par des torrents de boue qui ont tout emporté sur leur passage, arbres, maisons, voitures.

"C'est totalement bouleversant, j'ai vu des scènes très choquantes", a déclaré la présidente Dilma Rousseff, après s'être rendue sur place jeudi.

Son gouvernement, qui a pris ses fonctions début janvier et dont c'est le premier grand test, a débloqué près de 470 millions de dollars d'aides pour les sinistrés et sept tonnes de matériel médical.

Selon les médias brésiliens, la tragédie dépasse en importance la catastrophe de Caraguatatuba, du nom d'une ville du littoral septentrional de Sao Paulo ensevelie sous la boue en 1967, qui avait fait 436 morts.

2011/1/11 - Français tués au Niger: 4 ravisseurs tués au cours de la tentative de libération
 

Quatre ravisseurs ont été tués dans l'opération conduite durant le week-end par la France pour tenter de libérer les deux otages enlevés au Niger, ont indiqué mardi deux responsables parlementaires ayant participé la veille à une réunion d'information à Matignon.
Sur RMC, le député PS François Loncle, membre de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, a évoqué "quatre terroristes qui ont été tués et deux qui ont été blessés et qui sont soignés à l'hôpital de Niamey".

Interrogé par l'AFP, le président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée, François Sauvadet, a confirmé ce bilan donné la veille par le Premier ministre: "quatre ravisseurs tués et deux blessés graves". Il a également évoqué "un prisonnier".

Un responsable nigérien de la sécurité avait assuré un peu plus tôt que "deux présumés combattants d'Aqmi" (Al-Qaïda au Maghreb islamique) avaient été "capturés et ramenés sains et saufs à Niamey, où ils sont interrogés", sans préciser les circonstances dans lesquelles ils avaient été capturés.

Trois gendarmes nigériens ont par ailleurs été tués dans les combats avec les ravisseurs après l'enlèvement et quatre autres militaires nigériens grièvement blessés, selon Niamey.

Deux militaires français ont également été blessés dans l'opération, selon Paris.


2011/1/11 - Inondations en Australie: 10 morts, les habitants quittent Brisbane
 

Le bilan des nouvelles inondations dans le nord-est de l'Australie s'établissait mardi à dix morts et 66 disparus et pourrait rapidement s'alourdir, tandis qu'une rapide montée des eaux a forcé l'évacuation de milliers d'habitants de Brisbane, troisième ville du pays.
Les masses d'eau qui ont traversé lundi plusieurs localités situées à l'ouest de Brisbane, capitale de l'Etat du Queensland, ont provoqué la mort de dix personnes, dont quatre enfants, a indiqué le Premier ministre Julia Gillard.

Au total, les inondations qui frappent le pays depuis la fin novembre ont fait 21 morts, mais Mme Gillard a averti que le pays devait se préparer à une bilan bien plus lourd.

"Des événements dramatiques se sont produits hier à Toowoomba et dans d'autres communes de la vallée de Lockyer. Des murs d'eau se sont abattus sur les maisons et les voitures", a déclaré d'un ton solennel le Premier ministre, vêtue de noir.

"Avec des inondations si dangereuses et qui progressent si vite, nous devons nous préparer à l'éventualité de nouveaux morts", a-t-elle ajouté.

De véritables torrents ont dévalé les rues de Toowoomba, ville de 100.000 habitants, située dans la cordillère australienne à 130 km à l'ouest de Brisbane, balayant les voitures et obligeant les survivants à se réfugier dans des arbres.

Des cadavres ont été retrouvés dans les voitures, dont celui d'une femme et de deux enfants, selon le député Ian MacFarlane. "Cela fait 20 ans que je vis à Toowoomba et je n'avais jamais vu cela", a déclaré l'élu à Sky News.

Le chef de la police locale, Bob Atkinson, a comparé la montée sans précédent des eaux à un "tsunami terrestre, avec un mur d'eau dévalant la vallée de Lockyer".

Des hélicoptères, appelés en renfort, ont continué mardi à hélitreuiller des habitants pris au piège sur les toits dans différentes communes.

A Brisbane, des milliers d'habitants ont quitté mardi le centre de cette ville de deux millions d'habitants, qui s'apprête à affronter les pires inondations depuis 120 ans.

"L'eau arrive", a déclaré Campbell Newman, le maire de Brisbane, troisième plus grande ville australienne.

"Aujourd'hui, c'est déjà remarquable. Demain, ça va aller mal et jeudi sera catastrophique pour les habitants et les entreprises", a-t-il ajouté.

Les employés du centre-ville ont quitté les bureaux et s'empressaient de rentrer chez eux par bus, train ou voiture, après un ordre d'évacuation de la police.

Les supermarchés étaient dévalisés par des habitants inquiets. "Dans le supermarché de notre quartier, une soixantaine de personnes faisaient la queue à chacune des douze caisses, et tout était en rupture de stocks", a indiqué Paul Betros, un avocat prié de rentrer chez lui par sa firme du centre-ville.

"Il n'y avait plus de pain, de lait, de pile, d'eau en bouteille, de bougie. Le rayon boulangerie fermait car il n'y avait plus rien à vendre", a-t-il ajouté.

Un autre habitant, Daniel Sumner, a comparé son supermarché à "une maison de fous".

Ces nouvelles inondations ont été provoquées par des pluies torrentielles --jusqu'à 30 cm d'eau en certains endroits en moins de 24 heures--, tombées sur un sol déjà saturé d'eau.

Ces intempéries ont été attribuées par les services météorologiques au phénomène climatique La Niña, qui a donné lieu dans le Queensland à l'année la plus humide depuis la création des relevés météo.

A moins de 150 km à l'intérieur des terres, le coordinateur des secours dans la région, Ian Stewart, a indiqué s'inquiéter particulièrement pour les habitants de la petite commune de Grantham, où trois personnes sont mortes et où des dizaines sont isolées.

Ces inondations, qui au plus fort recouvraient une surface aussi vaste que l'Allemagne et la France réunies, dans l'une des principales régions minières du pays, ont provoqué des dizaines de millions de dollars de dommages.

2011/1/3 - Australie: les inondations font trois morts en 48 heures, le pire est à venir
 

L'armée et les services de secours australiens s'activaient lundi pour venir en aide aux populations du nord-est du pays, touché par des inondations sans précédent qui ont fait trois morts en 48 heures, alors que le pire restait à venir dans plusieurs endroits.
Les autorités estiment à 200.000 le nombre de personnes affectées par de brusques montées des eaux, qui ont inondé 22 bourgades rurales et recouvert d'eau une région aussi grande que la France et l'Allemagne réunies.

Lundi, l'armée acheminait par avion de la nourriture et des médicaments vers Rockhampton, ville côtière de 75.000 habitants située dans l'Etat du Queensland (nord-est), qui risque d'être entièrement coupée du monde.

L'aéroport était fermé tandis que les routes au sud et à l'ouest de la ville étaient bloquées par les inondations. Le niveau de l'eau devrait continuer de grimper jusqu'à mercredi, selon les autorités de la ville.

"Rockhampton donne l'impression d'être au milieu d'une mer intérieure", a déclaré le Premier ministre de l'Etat, Anna Bligh, après avoir survolé la région. "La quantité d'eau qui ruisselle le long des rivières est ahurissante", a-t-elle ajouté.

"La région affectée est plus grande que la Nouvelle-Galles du Sud et le pire est à venir pour des villes telles que Rockhampton", selon elle, "apporter de la nourriture et assurer la sécurité pendant ces inondations est absolument crucial".

Le Premier ministre australien Julia Gillard a annoncé que des fonds d'urgence seraient versés aux secteurs les plus affectés par ces intempéries, dont les agriculteurs.

Lorsque les eaux se retireront, nous allons découvrir pas mal de dommages mais nous allons bien évidemment travailler avec le gouvernement de l'Etat (du Queensland) pour reconstruire les infrastructures communales", a déclaré Mme Gillard à des journalistes à Sydney. "En tout, nous savons que plusieurs millions de dollars vont arriver dans le Queensland", a-t-elle ajouté.

Pour plusieurs villes de la région, ces inondations "sont les pires jamais connues", a dit le Premier ministre, qui s'était rendu vendredi dans le nord-est du pays.

Le bilan des victimes est monté à trois morts, avec la découverte de deux corps lundi : celui d'un homme disparu depuis samedi à l'embouchure d'une rivière, dans le Queensland, et celui d'un conducteur dont la voiture a été emportée par les flots.

Dimanche, la police avait repêché le corps d'une femme noyée, dont la voiture avait là aussi été emportée par les eaux.

Une large partie du nord-est de l'Australie a été classée en zone sinistrée.

Selon Alistair Dawson, un haut responsable de la police du Queensland, les inondations pourraient durer encore un mois, avec certaines parties du nord-est sorties d'affaires tandis que d'autres doivent se préparer à pire.
A Bundaberg, dans le sud-est du Queensland, les opérations de nettoyage ont commencé, mais d'autres villes, comme Theodore et Condamine, restaient désertes, les habitants n'ayant pas été autorisés à rentrer chez eux.

Depuis fin novembre en Australie, dix personnes au total ont trouvé la mort en raison des pluies violentes et d'inondations.

Les secteurs économiques les plus touchés sont l'agriculture et l'industrie minière, mais aussi le tourisme et les petites entreprises.

Les intempéries en Australie ont également causé l'effondrement du toit d'un cinéma à Bathurst, 175 km à ouest de Sydney, blessant légèrement 36 personnes.

2010/9/27 - quatre pays réunis en Algérie pour lutter contre le terrorisme
 

Les chefs d'état-major de quatre pays du Sahel, réunis dimanche en Algérie, ont échangé des informations devant permettre la "concrétisation" d'une stratégie commune de lutte contre le terrorisme dans cette région où sévissent les unités d'Aqmi, selon l'Agence de presse APS.
Cette réunion du Conseil d'état-major de l'Algérie, de la Mauritanie, du Niger et du Mali s'est déroulée à Tamanrasset dans le sud algérien, après l'enlèvement au Niger, dans la nuit du 15 au 16 septembre, de sept personnes dont cinq Français, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Les otages sont détenus dans le nord malien, non loin de la frontière algérienne, selon une source malienne proche du dossier, une information confirmée par une source à la présidence française.

L'Algérie qui a présidé le comité d'état-major opérationnel depuis sa création en avril a passé le flambeau au Mali, à l'issue de la réunion qui s'est achevée dimanche après-midi, d'après l'APS.

Ce comité commun entre l'Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie a été mis en place le 21 avril, à l'issue d'une succession de rencontres entre les chefs d'état-major de sept pays du Sahel (Algérie, Mali, Niger, Mauritanie, Libye, Tchad, Burkina Faso) et de leurs ministres des Affaires étrangères.

Les participants ont procédé à un échange d'informations et d'analyses permettant d'établir un bilan exhaustif des activités et actions effectuées en vue de la concrétisation d'une stratégie commune de lutte contre le terrorisme et le crime organisé, a précisé APS.

Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, a appelé dans son discours d'ouverture les pays du Sahel à "respecter leurs engagements et à passer à l'action" sur le terrain dans la lutte contre le terrorisme dans cette région..

Avant la réunion, organisée à l'initiative de l'Algérie, le général Gaïd Salah avait indiqué qu'elle devait permettre de "débattre des termes de notre coopération (...), de lever les incompréhensions qui persistent et dégager les solutions idoines en vue de renforcer l'action effective et concertée et atteindre les objectifs tracés dans notre stratégie de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée".

Il s'est dit "persuadé que cette réunion va renforcer notre coopération et les liens de fraternité, de solidarité et de bon voisinage (pour) inspirer de nouvelles impulsions autour de notre objectif de pourchasser et de détruire le terrorisme".

De son côté, un porte-parole, le colonel Mabrouk Sebaâ, avait indiqué que la rencontre traduisait la ferme détermination des pays membres du comité à "prendre en charge de façon autonome et collective leurs questions sécuritaires".

Le colonel Sebaâ, cité par l'agence de presse APS, avait ajouté que cette réunion intervenait "en temps opportun au regard de la succession des derniers évènements survenus dans la région".

Selon lui, les participants devaient discuter du renforcement de leur coopération "en vue d'instaurer, ensemble, un mécanisme adapté pour faire face, avec toute la rigueur requise et l'efficacité escomptée, au phénomène terroriste et ses ramifications".

L'Algérie, considérée comme leader dans la région en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme qui affectent de nombreux pays du Maghreb et du Sahel, milite depuis longtemps en faveur d'une coopération régionale accrue pour combattre ce fléau.

Le ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel avait notamment estimé le 21 septembre que les pays africains étaient capables d'endiguer le terrorisme dans la région du Sahel pour peu qu'ils coopèrent sur le terrain.

ALGER (AFP) - dimanche 26 septembre 2010

2010/9/27 - libération des pilotes ukrainien et congolais otages d'une milice
 

Un pilote ukrainien et son copilote congolais, retenus en otage depuis le 1er septembre par des miliciens congolais après l'attaque de leur avion dans l'est de la RD Congo, ont été relâchés vendredi, a annoncé samedi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Le CICR a indiqué que deux personnes blessées avaient également été libérées avec les pilotes mais sans être en mesure de préciser s'il s'agissait de deux passagers de l'avion, également enlevés début septembre.

L'Ukrainien, âgé de 56 ans, et le Congolais, âgé de 34 ans, "sont très, très fatigués par les conditions dans lesquelles ils ont vécu" depuis leur enlèvement, a déclaré à l'AFP le CICR qui les a récupérés vendredi en début de soirée, près de Walikale, dans la province du Nord-Kivu (est).

Les deux hommes ainsi que deux passagers avaient été pris en otage après l'attaque de leur avion le 1er septembre à Kilambo, à une vingtaine de km de Walikale, par des miliciens Maï-Maï et des rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), très présents dans cette zone couverte par la forêt équatoriale.

Ils étaient retenus depuis dans la forêt par les Maï-Maï qui ont consenti à ces libérations "sans condition", selon le CICR.

La piste de Kilambo, une simple route, est utilisée par des avions petits porteurs pour transporter la cassitérite de la mine de Bisié -la plus importante de la région- vers Goma, la capitale du Nord-Kivu. Elle a été fermée depuis cette attaque.

Le groupe Maï-Maï, dirigé par un chef dénommé Cheka, et les FDLR avaient attaqué l'avion, propriété d'une compagnie aérienne locale, juste après son atterrissage, avant d'emmener avec eux les pilotes et deux passagers.

L'attaque de l'avion s'était produite peu avant celle d'un autre appareil qui s'était posé au même endroit une demi-heure avant. L'équipage de ce dernier et trois passagers d'une ONG avaient pu fuir dans la forêt. Les assaillants avaient finalement été repoussés par des soldats de l'armée congolaise qui avait déploré deux morts dans ses rangs.

Déjà le 24 juillet, un petit porteur avait été attaqué à cet endroit par les mêmes milices qui avaient enlevé un copilote indien d'une vingtaine d'années, avant de le relâcher cinq jours plus tard.

Les Maï-Maï, FDLR et un autre groupe mené par un ancien colonel de l'armée congolaise, ont multiplié ces derniers mois les violences contre les civils dans le territoire enclavé de Walikale, où ils tirent profit de l'exploitation illégale de carrières minières (cassitérite, or, coltan...).

Vendredi, l'ONU a fait état d'un rapport préliminaire dénonçant le viol d'au moins 303 civils dans 13 villages du Nord-Kivu en quatre jours entre le 30 juillet et le 2 août, commis par ces groupes armés.

L'armée congolaise a lancé depuis le 17 septembre des opérations contre ces groupes dans cette zone.

Celles-ci sont menées après la décision prise le 9 septembre par le président de la RDCongo Joseph Kabila de suspendre l'exploitation minière artisanale dans la région, dans le but de mettre fin "aux activités de groupes mafieux", selon le ministre des Mines.


KINSHASA (AFP) - samedi 25 septembre 2010

2010/9/27 - Le prix Nobel Wole Soyinka annonce la création de son parti au Nigeria
 

Wole Soyinka, prix Nobel de littérature et militant de longue date, a annoncé samedi la création de son parti au Nigeria en vue des élections générales en 2011, déclarant qu'il souhaitait combattre la corruption et donner l'espoir aux jeunes électeurs.
Son parti, le Front démocratique pour une Fédération des peuples (Democraticc Front for a People's Federation, DFPF) ne sera pas uniquement une formation politique car ses membres entendent également jouer le rôle "de gardiens de la démocratie", a déclaré Soyinka lors de la convention du parti.

"Par dessus tout, le DFPF est le parti des jeunes frustrés et des idées qui dérangent", a ajouté Soyinka, 76 ans.

Elu samedi président du DFPF, il a cependant précisé qu'il ne serait pas candidat aux élections.

Des élections générales doivent se dérouler au Nigeria début 2011 mais aucune date n'a encore été définitivement fixée.

Soyinka a ajouté que sa formation politique veut soulever la question de savoir si il est possible de faire entendre sa voix au Nigeria quand "on ne nage pas dans des milliards".

Les scrutins au Nigeria - huitième exportateur mondial de pétrole- ont souvent été qualifiés de truqués et violents, en près de 50 ans d'indépendance de la fédération. Le président nigérian Goodluck Jonathan s'est engagé le 18 septembre à garantir la tenue d'élections libres et justes malgré sa candidature à ce scrutin.

Le DFPF entend également lutter pour l'amélioration de la santé et l'éducation au Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique avec environ 160 millions d'habitants.

Soyinka a connu une consécration internationale avec ses pièces de théâtre et ses romans politiquement engagés.

Il a été le premier auteur noir à remporter le Prix Nobel de littérature (1986). Son livre "The Man Died" (Cet homme est mort) relate sa détention pendant la guerre du Biafra de 1967-1970 au Nigeria, un conflit qui a fait plus d'un million de morts

LAGOS (Nigeria) (AFP) - samedi 25 septembre 2010

2010/9/27 - Le Sud-Soudan va armer les milices contre les rebelles de la LRA
 

Le Sud-Soudan va fournir des armes aux milices défendant les communautés rurales pour lutter contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), a affirmé lundi le gouverneur de la région soudanaise la plus touchée par la rébellion ougandaise.
Des groupes d'autodéfense connus sous le nom de "Arrow Boys" --notamment armés de machettes-- gardent déjà les communautés rurales qui font l'objet d'attaques des combattants de la LRA, les forces de l'armée sudiste étant clairsemées dans la vaste jungle.

Le Parlement sud-soudanais a alloué cinq millions de livres soudanaises (deux millions de dollars) pour leur fournir des armes à feu, des systèmes de communication et les former, a indiqué Joseph Bakasoro, le gouverneur de l'Etat d'Equateur-Occidental.

"Les unités de garde des maisons seront formées et armées afin de fournir une défense efficace jusqu'à ce que les forces régulières puissent intervenir", a-t-il affirmé par téléphone de Yambio, la capitale de l'Etat.

"La LRA cible les civils et les villages de manière délibérée avec des attaques toutes les semaines. Les gens souffrent énormément", a-t-il ajouté.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées en plus de 20 ans, depuis que le chef de la LRA Joseph Kony a pris les armes, au départ contre le gouvernement ougandais.

Chassée d'Ouganda, la LRA sévit dans les denses forêts du Sud-Soudan, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) et en Centrafrique.

Les groupes seront formés par l'armée sudiste, composée d'anciens combattants rebelles de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), et seront en contact étroit avec elle, selon M. Bakasoro.

"Une fois que la LRA aura été vaincue et qu'il sera mis fin aux rebelles, alors la SPLA ira récupérer les armes auprès des unités", a-t-il dit.

Beaucoup craignent que la LRA ne déstabilise la région avant la tenue d'un important référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan en janvier.

Des leaders sudistes accusent leurs anciens ennemis du nord du Soudan d'appuyer la LRA, ce que nie le gouvernement central à Khartoum.

Les brutalités de la LRA --meurtres, viols, enrôlement de force des enfants-- ont poussé plus de 25.000 personnes à fuir le seul Sud-Soudan depuis janvier, selon l'ONU.


JUBA (Soudan) (AFP) - lundi 27 septembre 2010 -

2010/9/27 - un an après le massacre de Conakry, aucun haut responsable n'a été inquiété
 

Un an après le massacre de 157 opposants dans un stade de Conakry, les victimes rescapées et leurs proches attendent "que la Cour pénale internationale (CPI) se saisisse du dossier", aucun des militaires guinéens présumés responsables des exactions n'ayant encore inquiété dans leur pays.


Le 28 septembre 2009, un rassemblement pacifique organisé par l'opposition dans le plus grand stade de Conakry était réprimé dans le sang par les forces de la junte militaire alors au pouvoir. Bilan: "au moins 157 morts, des dizaines de disparus, une centaine de femmes victimes de violences sexuelles, plus de 1.000 blessés", écrivent la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme (OGDH), dans un rapport d'enquête publié lundi.

"Jai été violée par je ne sais combien de personnes parce qu'à un moment donné, jai perdu connaissance", raconte à l'AFP une Guinéenne de 43 ans, Salématou Bangoura, agent du Trésor public. "J'ai été conduite dans une maison close, une villa qui appartenait à un militaire où jai passé plusieurs jours. Si ma mémoire est bonne, quatre jours denfer", dit-elle.


ONG et médias ont relaté dans le détail comment les militaires, les forces de sécurité et des miliciens étaient entrés en masse dans le stade, comment ils avaient tiré sur la foule, fait subir des sévices sexuels à des femmes de tous âges, frappé les témoins et roué de coups des responsables de l'opposition...

Ensuite, selon la FIDH, "la junte a d'abord voulu enterrer ce dossier par la mise en place d'une commission nationale d'enquête totalement sous contrôle" qui a conclu "opportunément à la responsabilité exclusive d'Aboubacar Sidiki Diakité dit "Toumba", aide de camp du chef de la junte Moussa Dadis Camara.

Ce militaire, en cavale depuis dix mois, avait tenté, deux mois après le massacre de tuer son patron, le capitaine Camara. "J'ai tiré sur lui" parce qu'"il avait essayé de faire reposer toutes les charges des événements du 28 septembre" sur moi", avait-il ensuite affirmé.

Le chef de la junte qui vit désormais au Burkina Faso, a été remplacé en janvier par le général Sékouba Konaté, chargé de conduire la transition jusqu'à la prochaine élection d'un président civil.

Puis, sous la pression de la communauté internationale et de la CPI, trois juges ont été désignés, en février, pour instruire "l'affaire du 28 septembre".

Depuis, "seuls deux militaires de second ordre ont été arrêtés. Les donneurs d'ordre et les plus hautes autorités militaires et politiques de l'époque demeurent bien loin de la ligne de mire de la justice guinéenne", constate la FIDH.

La Commission d'enquête internationale nommée par l'ONU - qui avait qualifié les violences de "crimes contre l'humanité" - avait conclu à la "responsabilité pénale individuelle" de Dadis Camara, incriminé pour sa "responsabilité de commandement". Ses neveux Siba Théodore Kourouma et Marcel Kuvugi sont également mis en cause par des témoins.

Deux autres militaires incriminés, Claude Pivi et Moussa Tiegboro Camara, ont certes perdu leur rang de ministre mais conservent des postes très importants: le premier reste chef de la sécurité présidentielle, le second directeur national de la lutte contre le banditisme, la criminalité et le narcotrafic.

En tant que victime, Salématou Bangoura a bien été "interrogée par la justice guinéenne". Mais elle "ne croit plus un seul instant" en la justice de son pays.

"Je souhaite que la CPI se saisisse du dossier des victimes de la barbarie que nous avons vécue", dit-elle.

La Guinée attend à présent le second tour de l'élection présidentielle, dont la date reste à fixer, qui se jouera entre deux civils.

L'un, Cellou Dalein Diallo, avait lui-même été sévèrement blessé par les militaires le 28 septembre; l'autre, Alpha Condé, avait été l'un des premiers à fustiger, alors, le "pouvoir criminel".

CONAKRY (AFP) - lundi 27 septembre 2010

2010/9/24 - la police arrête 254 membres présumés d'un gang criminel
 

La police kényane a annoncé vendredi avoir arrêté 254 membres présumés d'une organisation criminelle pratiquant le racket à grande échelle.
Les suspects ont été interpellés dans la nuit de jeudi à vendredi essentiellement à Nairobi et dans sa périphérie, a expliqué le chef régional de la police Anthony Kibuchi.

"Nous avons mené une vaste opération de sécurité au cours de laquelle 254 membres des Mungiki ont été arrêtés. Ils seront inculpés plus tard dans la journée", a-t-il déclaré.

Les Mungiki ("foule" ou "multitude", en langue kikuyu) étaient à l'origine une secte religieuse de jeunes, essentiellement des chômeurs issus de l'ethnie kikuyu, portant des "dreadlocks", qui pratiquaient des rites traditionnels et vénéraient les esprits.

Le mouvement, se réclamant des guerriers Mau Mau qui se sont illustrés lors de la guerre d'indépendance du Kenya, s'est plus tard transformé en un gang criminel, connu pour décapiter ses victimes et pratiquer l'extorsion de fonds, notamment dans le secteur des transports en commun.

NAIROBI (AFP) - vendredi 24 septembre 2010

2010/9/24 - nouvelle attaque shebab à Mogadiscio, au moins 19 civils tués
 

Les insurgés islamistes shebab ont lancé jeudi une nouvelle attaque à Mogadiscio contre les forces gouvernementales et la force de paix de l'Union africaine (Amisom), au cours de laquelle au moins 19 civils ont été tués, ont indiqué des sources médicales et des témoins.
Les combats ont éclaté à l'aube dans plusieurs quartiers de la capitale somalienne, a constaté le correspondant de l'AFP.

Les insurgés ont attaqué les positions des forces du gouvernement de transition (TFG) et de l'Amisom sur les lignes de front au nord et au sud de la ville, avec de violents échanges d'artillerie.

"Nous avons compté 19 civils tués dans les combats jusqu'à présent, au moins 86 ont été blessés. La plupart ont été victimes de bombardements sur le marché de Bakara", un bastion de l'insurrection, a indiqué à l'AFP le chef du service de ambulances de Mogadiscio, Ali Muse.

"C'est un désastre, ils ont tué des civils innocents en bombardant un marché densément peuplé", a-t-il accusé.

"Je n'ai jamais vu un tel bain de sang, neuf personnes sont mortes d'un coup à Bakara" quand un obus de mortier s'est abattu sur un camion rempli de passagers, a raconté un témoin, Abdirahman Adan.

"Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes", selon un autre témoin, Ahmed Abdulahi, interrogé par l'AFP.

Le porte-patole de l'Amisom, Ba-Hoku Baridgye, a indiqué qu'un de leurs soldats avait trouvé la mort, alors que 25 insurgés islamistes avaient été tués.

"Nous avons tué près de 25 combattants islamistes dans les districts de Hodan et Holwadag (sud) aujourd'hui et nous avons perdu un soldat alors que deux autres étaient blessés", a-t-il dit à l'AFP.

Cette nouvelle attaque shebab intervient après une violente offensive lancée le 23 août par les insurgés dans la capitale et qui a duré près d'une dizaine de jours. Les forces du TFG avaient alors abandonné plus d'une dizaine de leurs positions avancées sur les lignes de front, forçant l'Amisom à intervenir pour les remplacer.

A l'issue de cette offensive, les shebab se sont notamment rapprochés à un pâté de maisons d'un axe stratégique, l'avenue Maka al-Mukarama qui relie le port et l'aéroport, un corridor vital pour la force de paix.

Les civils sont de loin les principales victimes de la bataille de Mogadiscio. S'il n'existe pas de données fiables sur le nombre exact de victimes civiles, plusieurs milliers d'habitants de Mogadiscio sont morts dans les combats ces trois dernières années et des centaines de milliers ont été déplacés au moins une fois.

Plusieurs associations de défense des droits de l'Homme ont accusé les deux camps de tirs indiscriminés sur des quartiers densément peuplés. L'Amisom affirme tout faire pour épargner les civils tandis que le gouvernement a assuré que des insurgés ayant péri dans ces combats étaient parfois inclus dans les bilans en tant que civils.

"Au moment où ils arrivent à l'hôpital, les corps ont été débarrassés de leurs armes, munitions et autre attirail et ils ont l'air de civils ordinaires", affirmait récemment le ministère de l'Information dans un communiqué.

"Nous savons que des civils sont blessés ou tués dans les combats (...) mais nous soupçonnons qu'une partie des pertes civiles enregistrées soient aussi composées d'extrémistes tués dans les combats", poursuivait le communiqué.

MOGADISCIO (AFP) - jeudi 23 septembre 2010

2010/9/24 - arrivée de militaires français pour une "formation anti-terroriste"
 

Des militaires français sont arrivés au Burkina Faso pour une "formation" à la lutte anti-terroriste, a affirmé jeudi à l'AFP sous couvert d'anonymat un haut responsable militaire burkinabè, démentant toute relation avec l'enlèvement de Français au Niger voisin.
"Nous avons des militaires français qui sont arrivés dans le cadre d'une mission (...) de formation de nos éléments pour la lutte contre le terrorisme", a indiqué cet officier.

Dénommé "détachement d'instruction opérationnelle", cette forme de coopération militaire franco-burkinabè fait partie des "opérations classiques de formation de nos hommes", a-t-il ajouté, faisant état d'une "coïncidence" avec l'enlèvement de Français dans la région.

Toutefois, l'officier burkinabè a refusé de révéler, "pour des raisons de sécurité", le nombre de soldats français présents dans le pays.

Un correspondant de l'AFP a aperçu dans un grand hôtel de Ouagadougou sept soldats français vêtus de combinaison de parachutistes et portant leur paquetage.

Sept employés du groupe nucléaire français Areva et de Satom) - cinq Français, un Togolais et un Malgache - ont été enlevés dans la nuit du 15 au 16 septembre à leur domicile à Arlit, dans le nord du Niger.

Leur enlèvement a été revendiqué par le groupe Al-qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a mis Paris en garde contre toute intervention militaire.

"La France nous a demandé des informations sur les ravisseurs mais nous ne sommes pas impliqués", a dit l'officier burkinabè, affirmant que Ouagadougou serait disposé à ouvrir son espace aérien aux aéronefs français si Paris le lui demandait.

La France a déjà positionné à Niamey quelque 80 militaires qui se relaient pour mener des vols de reconnaissance.


OUAGADOUGOU (AFP) - jeudi 23 septembre 2010

2010/9/20 - le président Zuma menace d'agir contre ceux qui ouvrent le débat sur sa succession
 

Le président sud-africain Jacob Zuma a menacé lundi de prendre des mesures contre les membres du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), qui voudraient ouvrir le débat sur sa succession.
"Engager aussi tôt la mobilisation et la campagne de succession donne l'impression que l'ANC est rempli de gens qui ne pensent qu'à se battre pour les postes à responsabilité dans leur intérêt personnel", a lancé le chef de l'Etat devant près de 3.000 militants de l'ANC réunis à Durban (est)

"Le temps est venu pour notre organisation de réagir. Nous devons prendre une décision contre ceux qui s'engagent dans de telles activités et affaiblissent l'organisation", a-t-il ajouté, soulignant que "des mesures doivent être prises contre eux".

La réunion nationale de l'ANC est censée servir à redéfinir la stratégie politique du parti et du gouvernement et doit porter sur des projets de nationalisation des mines, du renforcement du contrôle des changes et de création d'un tribunal des médias.

Les dernières semaines ont été marquées par des attaques contre le leadership du président Zuma par ses anciens alliés, la Ligue de la jeunesse de l'ANC et le Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu) qui lui reprochent de ne pas avoir infléchi à gauche la politique du gouvernement.

Les deux organisations semblaient commencer à avancer leurs pions en vue de la conférence élective de l'ANC en 2012, qui doit désigner le candidat à la présidence du parti pour 2014.

La Ligue de la jeunesse avait notamment commencé à faire campagne pour que son ancien président et désormais ministre adjoint de la police, Fikile Mbalula, grimpe dans la hiérarchie du parti.

"Les juniors doivent respecter leurs seniors", a réagi lundi le président Zuma, recueillant de larges applaudissements.


DURBAN (Afrique du Sud) (AFP) - lundi 20 septembre 2010 - 12h50

2010/9/20 - arrestation au Caire d'un haut responsable de la sécurité du Hamas
 

Un haut responsable de la sécurité du mouvement islamiste Hamas a été arrêté la semaine dernière à l'aéroport du Caire, a indiqué lundi le quotidien gouvernemental égyptien al-Ahram.
"Mohamed Khamis Dababech, chef du service de sécurité publique dépendant du Hamas, a été arrêté à son arrivée au Caire venant de Damas, à la fin de la semaine dernière", affirme le journal.

Al-Ahram, qui s'appuie sur une source non identifiée au sein des services de sécurité égyptiens, affirme qu'il est "soupçonné d'implication dans des activités nuisibles pour la sécurité nationale égyptienne, dont une tentative pour trafiquer une importante quantité de systèmes de télécommunications sophistiqués".

"Certains de ceux qui ont été participé à cette tentative de trafic que les services de sécurité égyptiens ont fait avorter ont avoué que Dababech était derrière cette opération", ajoute le journal, sans plus de détails.

Il est aussi accusé, selon le quotidien, d'être impliqué dans la mort en janvier dernier d'un policier égyptien lors d'un échange de tirs à la frontière avec la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas.

Le journal indique que Mohamed Khamis Dababech était "responsable de l'ordre à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza".

L'annonce de cette arrestation traduit le climat de tension entre l'Egypte et le Hamas. Le Caire reproche au mouvement islamiste d'être responsable du blocage des efforts de réconciliation avec l'Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas.

L'Egypte a également accusé à mots couverts le Hamas d'être à l'origine de tirs de roquette vers Israël depuis le Sinaï égyptien en août dernier, un épisode qui avait mis le pays dans un profond embarras et l'avait amené à resserrer son dispositif de sécurité dans ce secteur.

Les tirs qui visaient la ville israélienne d'Eilat ont fait un mort dans le port jordanien voisin d'Aqaba.

L'Egypte a également renforcé la surveillance de sa frontière d'une vingtaine de kilomètres de long avec la bande de Gaza, sous embargo israélien.

Elle a toutefois décidé d'assouplir, pour des raisons humanitaires, le passage vers l'enclave au terminal de Rafah, à la suite de l'émotion provoquée par l'arraisonnement en mai dernier par les forces israéliennes d'une flottille internationale cherchant à briser l'embargo, au cours duquel 9 personnes avaient été tuées.


LE CAIRE (AFP) - lundi 20 septembre 2010

2010/9/20 - le gouvernement veut ouvrir un nouveau front dans le sud du pays
 

Le gouvernement de transition somalien (TFG) veut ouvrir un nouveau front contre les insurgés islamistes shebab et va lancer prochainement une offensive dans le sud de la Somalie, a affirmé dimanche le Premier ministre Omar Abdirashid Sharmarke.
"Le fait que l'Amisom (force de paix de l'Union africaine) et nos forces aient pu combattre côte-à-côte pour contenir l'énorme offensive (menée fin août par les shebab dans la capitale) est en soi un résultat positif", s'est félicité M. Sharmarke au cours d'une brève conférence de presse à la primature à Mogadiscio.

"Mais nous devons penser à une autre option, celle d'ouvrir un nouveau front hors de Mogadiscio, un front dans les régions du centre, Bay et Bakol (sud-ouest), depuis les terres de Juba (sud)", a-t-il expliqué.

"Nous verrons alors comment cela se passe (...) nous avons des forces" qui ont été formées au Kenya, "nous essayons de réorganiser toutes ces forces", a ajouté le Premier ministre.

"Capturer" le port de Kismayo (sud) "est la clé pour handicaper les sources de financement de la guerre qu'ils (les shebab) mènent actuellement", selon M. Sharmarke, qui a refusé de préciser la date exacte de cette offensive, ajoutant simplement qu'elle devrait avoir lieu avant la fin de l'année.

Les insurgés shebab contrôlent la quasi-totalité du centre-sud de la Somalie, face à un TFG dont l'autorité se limite à quelques quartiers de la capitale, et qui ne survit que grâce au soutien de près de 7.200 soldats ougandais et burundais de l'Amisom.


MOGADISCIO (AFP) - dimanche 19 septembre 2010

2010/9/20 - les 2 candidats à la présidentielle aux obsèques du président de la Céni
 

Les deux candidats à la présidentielle en Guinée, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, et plusieurs membres du gouvernement de la transition ont assisté dimanche à Conakry aux obsèques du président de la Commission électorale, Ben Sékou Sylla, mort mardi de maladie.
La cérémonie sest déroulée dans la salle des congrès du Palais du peuple, en présence du Premier ministre Jean-Marie Doré, de représentants du Conseil de la transition (CNT), de diplomates et de responsables de la société civile.

Dans un discours, le porte parole de la société civile Aziz Diop a dénoncé la condamnation le 9 septembre par un tribunal de la banlieue de Conakry de Ben Sékou Sylla à un an de prison ferme et à 2 millions de francs guinéens (275 euros) damende, pour "fraude électorale".

"C'est une condamnation politique que nous dénonçons, qui survient dans un contexte politique que Ben Sékou Sylla voulait le plus sain", a affirmé M. Diop, ajoutant: "Les coups bas, on en a assez, il faut que chacun assume ce quil a fait".

Le président de la Céni avait été condamné sur plainte du parti du candidat Alpha Condé qui accusait la Céni d'avoir commis des fraudes en faveur de son rival, Cellou Dalein Diallo.

Agé de 57 ans, Ben Sékou Sylla était décédé dans un hôpital à Paris, où il était soigné depuis plusieurs mois. Son décès était intervenu cinq jours seulement après sa condamnation qui avait suscité la polémique dans le pays.

Le second tour, qui était prévu ce dimanche 19 septembre, avait été reporté à une date encore indéterminée. En prenant cette décision le 15 septembre, la Céni avait invoqué des problèmes d'ordre logistique et technique pour justifier ce report.

Le scrutin doit départager l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo (qui avait obtenu 43% au premier tour) et l'opposant historique Alpha Condé (18%), après cinquante ans de régimes autocratiques.

CONAKRY (AFP) - dimanche 19 septembre 2010

2010/9/16 - deux journalistes tués en moins d'une semaine
 

Un journaliste a été battu à mort par des inconnus en Ouganda, pour des raisons que ses proches soupçonnaient jeudi être politiques, le deuxième meurtre de journaliste en moins d'une semaine dans ce pays d'Afrique de l'Est.
Dickson Ssentongo a été tué à coups de barres de fer par des inconnus qui l'ont suivi après qu'il eût quitté tôt mercredi matin les locaux de sa radio, où il venait de présenter les informations dans la ville de Kireka (centre de l'Ouganda), a indiqué jeudi la police locale.

M. Ssentongo, 29 ans, travaillait pour une radio pentecôtiste, Prime Radio, et il militait au sein d'un parti d'opposition, le Parti démocratique, pour lequel il était candidat à une élection locale.

La police refuse d'établir à ce stade un lien entre le meurtre du journaliste et ses activités politiques, mais pour le porte-parole du parti, Kenneth Kakande, interrogé par l'AFP, "ce ne peut pas être une coïncidence, et quelqu'un doit être derrière" ce crime.

Dickson Ssentongo "était un passionné de politique", il exprimait souvent ses vues sur les ondes de la radio et "nous craignions qu'il soit mort pour ce qu'il aimait", a déclaré le rédacteur en chef de Prime Radio, Katongole Kiwanuka, cité par le Comité de protection des journalistes.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), organisation basée à New York, a appelé les autorités ougandaises "à faire tout leur possible pour s'assurer que les criminels soient jugés, particulièrement en cette période pré-électorale sensible".

Des élections présidentielle et législatives sont prévues en février prochain en Ouganda, dirigé depuis 1986 par Yoweri Museveni, qui sera candidat à un quatrième mandat présidentiel l'an prochain.

Un autre journaliste, Joseph Kiggundu, a été battu à mort samedi dernier, cette fois-ci dans le sud du pays, par un groupe de coursiers qui lui reprochaient de couvrir un règlement de comptes dans lequel ils étaient impliqués.


KAMPALA (AFP) - jeudi 16 septembre 2010 -

2010/9/16 - Tiken Jah Facoly prépare un concert "pour la paix" avant l'élection
 

La star ivoirienne du reggae, Tiken Jah Fakoly, venu organiser un concert "pour la paix" à Conakry mercredi, a invité les deux candidats en lice pour le second tour de la présidentielle en Guinée à "se serrer la main" publiquement pour montrer qu'avant tout, ils sont "des frères".
Le chanteur, très engagé politiquement, devait jouer mercredi sur lesplanade du Palais du peuple à Conakry, avec d'autres musiciens ouest-africains. Mais il a finalement décidé que le concert serait repoussé, alors que le second tour de la présidentielle en Guinée a été reporté à une date qui reste à déterminer.

"D'habitude, les artistes font les concerts après les élections, après les guerres ou après que les populations se soient tapé dessus. On a essayé danticiper en faisant ce concert et en invitant les deux candidats à venir se serrer la main devant le peuple guinéen", a-t-il dit dans un entretien accordé mercredi matin à l'AFP.

Il a souhaité que les deux rivaux - l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et l'opposant historique Alpha Condé - montrent aux électeurs "que la bataille quil se livrent est une bataille pour le fauteuil présidentiel mais qu'après tout, ils sont des frères".

"La jeunesse africaine ne doit plus sasseoir et assister à lécriture de lhistoire du continent africain", a par ailleurs lancé le chanteur.

Après les violences électorales qui ont fait un mort et 50 blessés durant le week-end dans la banlieue de Conakry, Tiken Jah Facoly a souhaité que la jeunesse guinéenne évite "de tomber dans le piège des hommes politiques, comme l'a fait la jeunesse ivoirienne".

La jeunesse ivoirienne, a-t-il insisté, "est tombée dans un jeu politique qui lui a faire un bond de vingt ans en arrière. Il ny a que des regrets parce que les hommes politiques vont continuer à +manger+ et la jeunesse va continuer à souffrir", a-t-il affirmé.


CONAKRY (AFP) - mercredi 15 septembre 2010

2010/9/16 - d'anciennes prisons secrètes bientôt transformées en lieux de mémoire
 

Le Maroc a décidé de restaurer d'anciens centres de détention secrets pour les transformer en lieux de mémoire et en complexes culturels, a-t-on appris mercredi d'une source officielle.
Ce projet permettra la transformation de ces anciens centres en "espaces de préservation et de réhabilitation de la mémoire", selon une convention entre le ministère marocain de la Culture et le Conseil consultatif des droits de l'homme (CCDH, officiel) signée mercredi.

Les centres de détention secrets concernés sont notamment Agdz, Kasbah de Sekkoura à Ouarzazate, Kelâat Megouna, dans le sud du royaume, ainsi que l'ancien centre de détention de Derb Moulay Cherif à Casablanca.

Plus de cinq millions d'euros ont été récemment accordés par l'UE pour un programme de cinq ans visant "l'encouragement du processus de réconciliation du Maroc avec son passé", selon un responsable du ministère de la culture.

Cette convention prévoit également la mise en place de l'institution "Archives du Maroc" et une stratégie de préservation de l'archive.

Depuis 2004, plusieurs victimes des "années de plomb" du règne de Hassan II, qui dirigea le Maroc de 1961 à sa mort en 1999, ont été indemnisées à l'issue d'un travail important -à défaut d'être complet, puisque les tortionnaires n'ont été ni nommés ni inquiétés- de l'Instance équité et réconciliation (IER).

RABAT (AFP) - mercredi 15 septembre 2010

2010/9/16 - Cybertraque à Johannesburg contre "le guetteur de poulets"
 

La police sud-africaine s'est lancée dans une cybertraque pour identifier "PigSpotter" (le guetteur de poulets), un internaute qui révèle sur Twitter où se trouvent les radars et les barrages routiers de la police de Johannesburg, rapporte la presse jeudi.
"Poulets cachés dans les buissons sur l'avenue Bolwing, juste avant le 12e." "Cuisses de poulets planqués sur Coleraine". "Flic solitaire prend des photos sur William Nicol", peut-on lire sur Twitter.

"Pig" est l'équivalent anglais du "poulet" français, terme animalier populaire pour désigner les policiers.

Depuis juillet, PigSpotter a envoyé des milliers de messages de ce style à ses fans, qui sont aujourd'hui près de 7.500.

Mais la police municipale n'a pas apprécié son humour. "Il insulte tous les policiers en uniforme (...) avec son vocabulaire vulgaire", a déclaré son porte-parole Wayne Minaar, cité dans le quotidien The Star.

Elle envisage donc de porter plainte pour insulte, mais également pour entrave à la justice, arguant que révéler la localisation des barrages routiers pouvait aider les criminels en fuite, selon M. Minaar.

Dans un geste de conciliation, PigSpotter a accepté de taire la localisation des barrages. "Mais je continuerai à révéler les radars et les bouchons", a-t-il dit au site internet du quotidien The Star.


JOHANNESBURG (AFP) - jeudi 16 septembre 2010

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